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Un "bon stock"

Un "bon stock", c'est un stock qui :
  • se vend bien - les produits correspondent aux demandes de la clientèle
  • dont les produits donnent une bonne image de l'entreprise ou du commerce
  • qui est "frais" – produits récents promus par les fournisseurs
  • qui permet de vendre au prix du tarif sans remise
  • qui ne nécessite que de petits volumes de stockage
Ceci s'adapte aussi au stock de matières premières. 
  • stock de produits utilisables tels quels
  • produits "frais" loin des dates de péremption
  • quantités utilisables dans un délai proche
  • ...
faire l'inventaire                le cas des produits de mode   
zéro stock ?             la méthode ABC

Acheter de grosses quantités pour faire baisser les prix ?

Attention, ce raisonnement est particulièrement dangereux.

J'ai lu sur le site "Comment ça marche" un cas typique, mais que je n'ai malheureusement pas réussi à retrouver. En voici les éléments.


Une personne se retrouvait dans de graves difficultés parce qu'elle avait contracté un emprunt dont elle a utilisé une grosse partie pour acheter des produits en grande quantité dans le but de faire baisser le prix d'achat. Produits qu'elle n'arrive pas à revendre malheureusement.


Résultats :
  • Son magasin est plein de produits qui sont en train de vieillir
  • Elle n'a plus de trésorerie pour faire face à ses dépenses courantes
  • Son banquier la poursuit 
  • Pour finir, elle se demande comment déposer le bilan de sa TPE. 
Je crois que lors de l'arbitrage nécessaire entre marge (bas prix d'achat) et trésorerie (petit volume de stocks), il vaut mieux en général privilégier la trésorerie à la marge.

Et je rajouterai que de toute façon, si vous êtes sur un marché où le paramètre important est le volume d'achat pour réduire les prix, en tant que TPE, vous vous trouverez toujours face à des bien plus gros que vous. C'est très très risqué !

Acheter des produits soumis à la mode

Dans certaines activités, bien connaitre les ventes passées ne suffit pas à définir au plus juste les quantités à acheter nécessaires pour réapprovisionner le stock et générer les ventes futurs.


Par exemple, les produits subissant des effets de mode : habillement, décoration… ou aux technologies évoluant rapidement : électronique, informatique…

Dans ces cas, faites vos prévisions de ventes par unités de temps adaptées (semaine, mois, trimestre) référence par référence. Puis, prenez en compte votre stock actuel disponible pour déterminer les quantités dont vous avez besoin pour 2 à 3 fois la durée de réapprovisionnement.

Vous devriez arriver ainsi à réduire votre niveau global de stock en n'ayant plus que du "bon stock".


Gérer un magasin ?

Lancer un magasin, c'est difficile, même si c'est exaltant.


Car, on ne sait pas très bien ce que vont acheter les clients. Donc, on ne sait pas très bien non plus quoi acheter et mettre en stock.

Alors, il faut forcément arbitrer entre rotation du stock et marge. 

Pour moi, il ne faut pas hésiter, il vaut mieux privilégier la rotation du stock.

Ce que je veux dire par là, c'est qu'il est préférable de n'acheter que 1 ou 2 articles et les réapprovisionner dès la première vente plutôt que de prendre un lot de 10 articles dont il est possible que 8 ne se vendent jamais.

Mieux vaut s'assurer une marge limitée mais sûre que risquer une perte importante sur le stock qui, de toute façon, finira bien par arriver un jour.

Résistez au : "Je finirai bien par les vendre." ou "Ça se vend toujours !"

 du bon stock                                 zéro stock

L'objectif du zéro stock

L'idée derrière le zéro stock est de réduire les stocks au minimum.

Car les stocks sont générateurs de dépenses en tout genre :
  • locaux, 
  • manutentions, 
  • inventaires, 
  • pertes, 
  • assurance… 
  • et de mobilisation de trésorerie qui n'est plus disponible pour d'autres usages.
Cet objectif est plus facile à mettre en œuvre dans les grosses usines car les flux sont importants et permettent d'optimiser le transport : 2 à 3 camions de telle pièce arrivent chaque jours, pièces qui sont utilisées dans les minutes qui suivent.

Dans les TPE, c'est plus délicat car les volumes achetés sont plus faibles et ne permettent pas une telle optimisation.

Cela est encore plus vrai pour les magasins, les commerces ou les show-rooms pour lesquels il est nécessaire d'avoir des produits disponibles à la vente pour les montrer aux clients et les servir s'ils veulent acheter.


Gardons en tête cette idée de "zéro stock" comme un des critères de décision, surtout dans le domaine des achats.

CIEL Gestion Commerciale traduit la réalité

Ciel Gestion Commerciale est fait pour traduire au plus près la réalité de ce qui se passe dans le processus commercial de l'entreprise.

Partant de là, l'adaptation de l'utilisation de Ciel à l'organisation de l'entreprise doit être faite avec beaucoup de précautions pour pouvoir apporter toute son efficacité.

Par exemple : comment gérer les réceptions de marchandises ? Ciel prévoit une phase de réception puis une phase de validation. Les questions qui se posent.
  • Informe-t-on Ciel de la réception, puis de la vérification des marchandises, ou bien ne fait-on qu'une seule opération lorsque la marchandise est vérifiée ? 
  • Imprime-t-on notre propre bon de réception ou bien travaille-t-on avec le bon de livraison ou la facture du fournisseur ? 
Et dans cette matière, le coût et le temps d'un traitement initial correct sont en général très largement inférieurs aux temps et aux coûts cachés qui découlent des informations pas adaptées et des corrections à faire par la suite en cas d'erreurs.


Les charges d'exploitation – les achats

Il y a les achats de produits :
1. les marchandises, ce sont les produits qui sont achetés puis revendus en l'état – rubrique FS
2. les matières premières qui sont transformées et les produits qui sont nécessaires à la production sans pour autant se retrouver dans le produit final – rubrique FV: emballages, colles, abrasifs… Pour les produits qui sont stockés on fait apparaître la variation des stocks entre le début et la fin de l'exercice.

Et les achats de services en tout genre: sous-traitance, honoraires, prestations, déplacements, publicité,… regroupés sous les termes : "Autres achats et charges externes".

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Définir les quantités optimales à acheter ?

Le levier principal de l'optimisation des stocks est avant tout la capacité à définir les quantités optimales à commander.

Un outil peut être de rassembler sur un seul document de travail toutes les informations entrant dans la prise de décision :
  • statistiques des ventes mensuelles
  • prévisions des ventes mensuelles ou d'utilisation pour les matières premières transformées
  • délais de livraison
  • volumétrie ou poids pour optimiser le remplissage des contenants (containers, cartons, palettes…) 
  • dates de péremption
  • quantités commandées en attente de livraison
  • capacité de stockage
  • trésorerie 
  • et toutes les autres contraintes propres à votre activité...
Vous aurez ainsi tout ce qu'il vous faut sous les yeux et vous pourrez vous décider rapidement.

Stratégie de réassort

C'est un problème délicat que de définir quels produits réassortir et en quelles quantités.

Evidemment, la 1° démarche est de bien connaitre ses ventes mois après mois.

La 2° est de savoir si ces produits étaient en stock et disponible à la vente. Car on pourrait croire qu'un produit se vend mal, mais si on ne l'a pas en stock, on ne peut pas le vendre; alors que si ce produit part dès qu'il est approvisionné, alors, c'est un bon produit. 

La 3° démarche est définir une stratégie par rapport aux produits et à leur rotation.

Je crois que l'idéal est d'arriver à regrouper tous ces paramètres dans un seul tableau pour avoir toutes les informations nécessaires sous les yeux au moment de travailler son réassort.

Cette démarche est vraiment efficace et permet d'optimiser considérablement son niveau de stock et sa rentabilité.

Acheter les promos ?

Les commerciaux de nos fournisseurs sont très forts pour organiser des promos exceptionnelles.

"Achetez plus, vous aurez un meilleur prix !"

Et pourtant, il est raisonnable de n'acheter que ce dont nous avons strictement besoin.

Evidemment, en achetant la promo, le premier article utilisé coûterait peut être un peu moins cher. Mais si le 2° n'est jamais utilisé, le coût de ce 2° article sera une perte sèche.

Et on devrait ajouter son coût à celui du premier qui serait alors hors de prix. A partir d'un certain point, trop de stock, c'est la mort de l'entreprise !

Stocks - décision d'achats

N'achetez que se dont vous avez strictement besoin.

Parce que les stocks coûtent cher, et coûtent, bien souvent, plus cher que les avantages proposés par les commerciaux des fournisseurs.

Il faut disposer des espaces et équipements de stockage nécessaires et les inventorier régulièrement. Ensuite, les marchandises finissent par s'abîmer, par prendre la poussière, devenir obsolètes, et alors il faut les passer en perte. 
Parfois, même, on ne sait plus qu'on les a parce qu'elles ont disparu au fond du magasin.

Alors, avant de vous laisser tenter par une remise de 5% sur des quantités inadaptées ou un franco de port trop élevé, assurez-vous que vous pourrez tout utiliser ou vendre rapidement !

avoir un bon stock                   la démarque inconnue