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Un compte de résultat mensuel "convivial"

Voici un compte de résultat mensuel mis en place dans une entreprise de négoce. Il est exploité tous les mois.

La structure de ce compte est très simple : des ventes, donc de la marge, des frais généraux et un résultat d'exploitation.

Le dirigeant souhaitait que ce document soit très opérationnel, c'est  dire :

  • facile à lire 
  • qu'il permette de comprendre la performance en temps réel
  • qu'il permette d'orienter les actions des jours et semaines à venir.


Mettre en place une comptabilité analytique adaptée

Je vois beaucoup de questions sur la comptabilité analytique en ce moment. Sûrement un effet des bilans annuels qui viennent de tomber.

L'analyse du bilan, qu'il donne un bénéfice ou une perte, ne permet pas d'orienter la stratégie à moyen terme ni l'action à court terme, parce qu'il est trop global, trop général.

Alors beaucoup se demandent comment mettre en place les outils nécessaires à un bon pilotage de l'entreprise.

Parmi ces outils figure la comptabilité analytique, dont l'objectif est d'analyser les bénéfices ou les pertes à un niveau plus fin. (voir La comptabilité analytique, c'est quoi ? La grille de la comptabilité analytique ou un exemple : La comptabilité analytique d'un garage automobile)

Mes recommandations pour mettre en place de l'analytique :
  1. le bon sens pour trouver le juste équilibre entre la pertinence de l'analyse et la difficulté tu travail administratif au quotidien pour générer de l'information. 
  2. viser simple au début, garantie de l'exploitabilité de ce travail. Ensuite, peaufiner avec l'expérience
  3. démarrer rapidement pour essayer de travailler sur un exercice complet
  4. si besoin, faites vous aider au début par un spécialiste de l'analytique
En savoir plus sur l'analytique, voir le thème : la comptabilité analytique

Surpris par votre bilan ? Comment faire mieux l'année prochaine ?

Peut-être vous êtes content de ce bilan que vous venez de recevoir ! Mais, peut-être vous ne l'êtes pas !

Peut-être ces bénéfices ou ces pertes sont une surprise ! Peut-être vous n'avez rien vu venir ! Comme la majorité des dirigeants de petites entreprises !

D'où vient ce résultat inattendu ?

Telle affaire n'a pas été bonne ? Les prix de vente ont chuté ? Est-ce la faute des matières premières ? Ou bien un développement trop rapide ? Une embauche peu opportune ? Les clients qui n'entrent plus assez dans le magasin ? Le stock, gonflé  de produits invendables ? Etc…etc…

Alors quelles réactions avoir pour enfin prendre la maitrise du résultat de l'entreprise ?

2 pistes :

La première, plonger dans les chiffres pour comprendre ce qui s'est passé : quel client a fait défaut, calculer le ratio masse salariale / CA et son évolution au cours de l'année, analyser les prix des produits achetés, regarder les marges par activité, scruter les frais fixes…

La deuxième, pour anticiper l'avenir, mettre en place les quelques outils et tableaux mensuels qui vous diront en temps réel où vous en êtes.

C'est possible de faire mieux, rapidement et simplement.

Et pour cela GPS Gestion Performance Service vous assiste parce que vous méritez des outils efficaces 

pour piloter votre réussite.


Différences entre compte de résultat et tableau de bord

Le compte de résultat est un état qui calcule la formation du résultat de l'entreprise, c'est-à-dire la différence entre tous les produits et toutes les charges. On peut le travailler pour faire apparaitre des notions de marge, puis de résultat d'exploitation et enfin de résultat net.

Le compte de résultat est normalement élaboré à partir des données de la comptabilité. Mais on peut aussi imaginer de la faire à partir d'autres sources.

C'est en général dans le compte de résultat que les performances et les difficultés de l'entreprise se cristallisent.

Le tableau de bord, quant à lui, peut être beaucoup plus large pour répondre aux besoins du dirigeant et comprendre des pages concernant les stats de ventes, le suivi des stocks, les encours clients, les heures travaillées, la gestion de trésorerie…

Le tableau de bord permet de mieux comprendre ce qui transparaît dans le compte de résultat.

Pour conclure, le compte de résultat est un élément du tableau de bord mensuel. En général, je le place plutôt à la fin parce que c'est une bonne synthèse de ce qui a été détaillé avant.


Attention toutefois, la production d'un compte de résultat mensuel à partir de la comptabilité est un travail un peu délicat.

Gordon RAMSAY, la comptabilité, la gestion, le management du restaurant

Vous le savez, je suis un fan de Gordon RAMSAY et de son émission "Cauchemar en cuisine" sur W9, (le dimanche en fin d'après midi en ce moment). http://www.w9.fr/emission-cauchemar_en_cuisine/

Voici un extrait de l'épisode sur le Morgan's à Woolton Village à Liverpool.

"Malheureusement, la gestion est déficiente. Sandy affirme qu'elle est la patronne. Mais je me demande si elle en a l'étoffe. Pour le savoir, je vais me plonger dans les comptes du restaurant.
- Où est le bureau ? 
- C'est ça, c'et vrai, c'est un peu petit… (c'est minuscule, une table dans un recoin, un tas de papiers)
- Comment tu fais ? 
- Je n'ai pas la place de sortir les dossiers… 
- C'est entassé, n'importe comment … 
- Oui, je sais… 

La compta est complètement bordélique.
- C'est quoi ton objectif ? 
- Il faut que je le définisse…Euh, non, non, je l'ai écrit… 
- Où ça ? 
- Il faudra que je le cherche… 
- … Tu as fait combien de bénéfices en 3 ans ? 
- Euh, rien du tout… (rire du pendu) 
- Tu as perdu combien alors ? 
- Je ne sais pas ! 


Pour gérer un restaurant, il faut s'y consacrer à plein temps. Ce n'est pas un hobby !


Si Sandy, n'est pas capable de mettre de l'ordre dans sa compta, pas étonnant que sont chef ait une grande gueule et des capacités limitées !"

Pour moi, un restaurant est une entreprise comme les autres. Ce qui est applicable au restaurateur, l'est également au dirigeant d'entreprise. L'avantage du restaurant, pour ainsi dire, est que chaque soir  on peut faire le point de sa rentabilité ! Ce qui est une excellente illustration de la vie de l'entreprise.


Le bénéfice ou la perte du compte de résultat

Le bénéfice ou la perte qui apparaît en bas du compte de résultat (ou au milieu de la page de la déclaration 2053) est présenté comme la somme algébrique de tous les produits et de toutes les charges.

C'est aussi la somme algébrique du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel.

Cette notion est importante en termes financiers.
  • Si c'est un bénéfice, cela veut dire que l'entreprise se trouve enrichit d'autant et que les actionnaires ou associés pourront soit se le partager sous forme de dividendes, soit les laisser dans l'entreprise pour l'aider à investir et à se développer. Dans ce dernier cas, la valeur de l'entreprise est renforcée d'autant. 
  • Si par contre, il s'agit d'une perte, soit la société peut l'absorber grâce à ses résultats des années précédentes, soit, au travers de mécanismes juridiques, les actionnaires ou associés devront apporter de quoi compenser pour éviter des difficultés voir une défaillance. 
 Comptablement, le résultat est porté au bilan dans le groupe de lignes des capitaux propres.
 déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte


Faire des économies tous les jours dans les entreprises

Faire de petites économies chaque jour est un moyen sûr de faire des économies.

Imaginez, si chacun de vos employés faisait une économie de 10 € par jour, quel résultat en plus, ou quelle perte en moins, auriez-vous à la fin de l'année.

Et 10 euros, on y arrive vite en faisant attention :
  • aux fournitures, 
  • à l'électricité, 
  • aux emballages, 
  • aux déplacements pas assez utiles, 
  • aux impressions inutiles, 
  • aux photocopies ratées, 
  • aux achats parce qu'il y a un cadeau, 
  • aux heures supplémentaires qui auraient pu être évitées par une meilleure organisation ou anticipation, 
  • aux matériels mal traités que l'on doit renouveler trop vite, 
  • aux retards divers et variés qui pénalisent le collègue, 
  • aux envois en urgence… 
  • ...
Je suis sûr que si vous sollicitez chacun, vous trouverez des gisements considérables d'économie. De vraies pépites à trouver.

Résultat d'exploitation à 4%, bon ou mauvais ?

Un résultat d'exploitation à 4% est-il bon ou mauvais ?

Et bien, ça dépend.
  1. des charges financières et exceptionnelles qu'il reste à supporter, puis de l'impôt société. Si ces charges dépassent 4% alors 4% de résultat d'exploitation ne sont pas suffisants. Par contre, s'il n'y a pas de charges financières ou exceptionnelles, (alors il y aura de l'impôt société), donc 4% c'est plutôt bien.
  2. de la manière dont il a été obtenu. 
  • si c'est en supprimant toutes les dépenses non directement lié au résultat immédiat : publicité, recherche, études, formations, prototypes… alors 4% ce n'est pas bien, car la société ne prépare pas son avenir 
  • si, par contre, 4% sont obtenus grâce à un bon pilotage économique mois après mois et que l'entreprise a pu absorber des charges favorables à son futur comme celles citées ci-dessus, alors c'est beaucoup mieux.

Le résultat d'exploitation

Le résultat d'exploitation est la somme algébrique de tous les postes de ventes et de charges déjà citées plus haut. Il traduit ce que l'entreprise est capable de générer comme bénéfice ou perte au travers des opérations d'exploitation "normales" au quotidien. C'est une notion très économique de la performance. Cette notion de résultat d'exploitation est très intéressante à compléter par une analyse de la comptabilité analytique lorsqu'il y en a une. Sur quelle activité, client, région, machine gagne-t-on ou perd-on de l'argent et combien ? Et si on le sait tous les mois, on peut vraiment être plus performant ! déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Bons résultats ne veut pas dire bonne gestion

Faire de bons résultats n'est pas synonyme d'avoir une bonne gestion.

Parfois même cela peut conduire à des difficultés importantes. Entre autres : avons-nous assez de trésorerie pour payer nos impôts ? 

Ne serait-il pas mieux d'avoir vu venir ces bons résultats pour investir dans des projets de développement de nouveaux produits ou services, faire de la formation, renouveler la communication, faire une opération de relations publiques, changer de logiciels, organiser un séminaire avec l'équipe pour maintenir la motivation, avancer l'entretien d'une machine…

Les idées ne manquent pas. Il suffit de savoir qu'il va y avoir des sommes disponibles et les utiliser intelligemment avant la clôture de l'exercice.

Un compte de résultat mensuel

Souvent, les dirigeants des entreprises quelles qu'elles soient : artisanat, commerce, profession libérale, industrie, service,… n'ont que le compte de résultat annuel et peut être une situation à mi-exercice pour apprécier la rentabilité de leur affaire. Une des approches de Gestion Performance Service est de les aider à bâtir un compte de résultat mensuel dans une optique de gestion.

C'est-à-dire que l'objectif de le produire rapidement et régulièrement passe avant celui de sa précision et de son exhaustivité. Savoir tous les mois où on gagne et où on perd de l'argent et combien, savoir tous les mois s'il en reste et combien pour vous payer, cela permet de mieux s'en sortir que les autres !


Marge brute, marge nette, quelles différences ?

La notion de "marge" est extrêmement variable. Il y en a une multitude : marge commerciale, marge sur coûts variables, contribution, solde, excédent, etc… et chacun en a sa propre définition.


Il me semble qu'il y a au moins 2 notions de marges importantes :
  1. la marge brute, égale au chiffre d'affaires diminué des charges directes et variables. Par exemple, pour un commerçant c'est le prix de vente d'une marchandise vendue en l'état moins son prix d'achat. Cette marge brute peut varier suite à une modification du tarif de vente, des remises octroyées ou des conditions du fournisseur.
  2. la marge nette, égale à la marge brute de laquelle on enlève les charges directes mais pas forcément variables. Pour suivre l'exemple ci dessus : les salaires des vendeurs ou des techniciens en charge de la transformation de la marchandise.
Le taux de marge brute (1.) est comparable dans le temps mois après mois. 
Le taux de marge nette (2.) varie forcément et traduit l'impact du niveau d'activité sur la marge.
(Le taux de marge est le rapport entre la marge et le chiffre d'affaires : montant marge / montant CA)


A chaque dirigeant de caractériser les niveaux de marge qui conviennent à son activité ou à sa vision.

voir aussi : acheter beaucoup pour faire baisser les prix ?
résultat et trésorerie                                suivez les remises            
les coûts de stockage                   la rentabilité d'une publicité
le point mort                    assistance de gestion
se former au pilotage économique de l'entreprise  

Comment faire la gestion de mon entreprise ?

La meilleure manière de commencer est de vous demander ce qui vous pose question dans votre entreprise, votre magasin, votre atelier...

Par exemple : les clients demandent plus de remises, les achats d'essence paraissent lourds, les employés s'arrêtent de parler quand j'arrive, le magasin est plein de marchandises, telle machine est bien souvent en panne, les fournisseurs ne me livrent plus comme il faut…

Partant de là,

  • soit vous disposez d'un outil de gestion (factures, suivi des heures, paye…), alors élaborez des tableaux de synthèse : ventes quotidiennes/hebdomadaires/mensuelles avant et après remises, heures travaillées des salariés… Des exemples sont donnés dans ce blog. 
  • soit vous n'avez pas d'outil de gestion, alors commencez à collecter des informations sur un petit carnet : kilométrage du jour/de la semaine/du mois des véhicules, relevés des compteurs des machines, nombre de jours de retard de livraison. Puis élaborez là aussi des tableaux de synthèse. Enfin analysez ces tableaux. Et sans complaisance. Pour bien comprendre la situation. Et les solutions arriveront d'elles-mêmes.

Compte de résultat et projets

Le compte de résultat comptable répond à la norme de présentation bien connue qui est celle des comptes annuels et de la liasse fiscale.

Il est possible à tout chef d'entreprise de créer sa propre matrice de compte de résultat correspondant au mieux à son business model.

Par exemple, il peut être utile de calculer un résultat d'exploitation qui ne prenne pas en compte les charges et revenus liés à des projets de développement.

Il est ainsi possible de savoir ce que génère l'exploitation courante de l'entreprise, du magasin ou de l'atelier; puis d'en enlever les charges courantes investies dans les projets.

  •  + recettes courantes 
  • - charges courantes 
= résultat courant
  • - charges nettes du projet 1 
  • - charges nettes du projet 2 
  • - charges nettes du projet 3 
= résultat d'exploitation

Pour cela, il faut avoir mis en place une saisie comptable permettant de faire de l'analytique.

Mauvais résultats - pertes - déficits

Hier, j'évoquais le cas des bons résultats.gérer,c'est prévoir - bons résultatsl

Mais, les résultats de 2008 peuvent aussi ne pas être bons. Et l'entreprise est fragilisée, peut-être mise en péril.

C'est le moment d'agir. De se donner les moyens de comprendre pourquoi ces résultats ne sont pas bons. Et sans se cacher derrière des phénomènes extérieurs ou des explications trop faciles : crise, réduction des marchés, défaillance d'un client…

Une fois, que les sources de pertes sont identifiées, travaillez à les réduire et assurez-vous régulièrement que les efforts que vous faites portent leurs fruits.


Gérer, c'est prévoir – Bons résultats

Il y a des entreprises qui ont fait de bons, voire de très bons résultats.

Certes, ne boudons pas notre plaisir; c'est mieux que des pertes.

Mais, c'est quand même dommage, car de bons résultats cela se traduit par des impôts importants.

Et pourtant, si ces bons résultats avaient été prévus, anticipés, ils auraient pu être utilisés pour réaliser des projets structurant consolidant l'entreprise pour l'avenir :

  • formation, 
  • études de nouveaux projets, 
  • mise en place d'outils administratifs ou industriels plus performants, 
  • entretien préventif des matériels, 
  • campagnes de communication, 
  • rénovations, 
  • séminaires… 
Et, si on s'organise bien, il assez facile en cours d'année de prévoir quel sera le niveau de résultat en fin d'année.
voir aussi : le bilan 2008

Valeurs et résultats - Garfield

"Paradoxalement, les sociétés qui se focalisent sur les valeurs plutôt que sur les profits, finissent par améliorer leurs résultats." 

Charles Garfield.
Scientifique américain qui s'est intéressé à la performance des personnes et des équipes.

La comptabilité analytique, c'est quoi ?

Elle est le complément de la comptabilité générale.

La comptabilité générale, entre autres fonctions, catégorise les charges et les produits selon leur nature :

  • 701000 Ventes de produits finis 
  • 704000 Ventes de Travaux 
  • 706000 Ventes de prestations de services 
  • 707000 Ventes de marchandises 
  • 708000 Produits des activités annexes 
La comptabilité analytique, elle, les catégorise par "destination", mot du vocabulaire comptable pour dire à quel service, à quelle activité, à quelle gamme de produits, à quel responsable… ces charges et produits se rapportent. 

On peut ainsi monter un compte d'exploitation selon cette maille, ce qui est d'une grande aide pour les réflexions stratégiques.

Pouvez-vous prédire votre résultat ?

Maintenant que l'année est terminée, demandez-vous si vous êtes capable de dire quel va être le niveau de résultat de votre entreprise ?

Si vous avez un tableau de bord à jour, régulier et précis, vous n'aurez probablement pas grande difficulté à répondre à cette question.

Si par contre, vous n'en n'avez qu'une idée lointaine, voire pas du tout, alors, c'est le moment de prendre de bonnes résolutions et de commencer ce travail de mise en place qui vous sera profitable tout au long de l'année et des suivantes.

Vitesse et erreur

"Je privilégie la vitesse à la précision, car le coût d'un retard dépasse de loin celui d'une erreur." Percy Barnevik (un grand patron suédois).