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Le capital d'une société


Le capital est ce que vous apportez à une société que vous créez, seul ou avec vos associés.


Ce capital est important parce qu'il est définitivement acquis à la société, vous ne le récupérez qu'à la fin de la société.

Il est généralement apporté sous forme d'argent sur le compte bancaire, ce qui permet à la société de démarrer son activité et de faire les investissements nécessaires.

Au capital, s'ajouteront les bénéfices que vous ferez faire à votre société, pour donner les "capitaux propres". Par contre, si votre gestion entraîne des pertes, elles viendront diminuer ces capitaux propres.

Tout au long de la vie de la société, vous pourrez augmenter le capital, vous, associé de départ ou de nouveaux qui voudraient rejoindre votre aventure.

Participer au capital d'une société, vous donne droit à toucher des dividendes si les résultats le permettent. Les dividendes que vous vous verserez viendront diminuer les capitaux propres.

Plus le capital et les capitaux propres seront élevés, plus les tiers verront votre société comme solide et digne de confiance.

Voilà quelques principes de base concernant le capital. Il y a beaucoup d'aspects juridiques et de conventions entre associés qui s'y attachent et peuvent faire varier ces principes de base.


voir aussi : comprendre le bilan  -   le capital non appelé  

Le tableau de financement

Le tableau de financement est particulièrement intéressant car il permet de voir d'où provient la trésorerie et ce que l'on en fait. Il se bâtit à partir du bilan (variation entre la fin et le début de l'exercice) et du compte de résultat.
En voici un exemple qui montre tous les postes d'entrée ou de sortie de trésorerie

Acheter de grosses quantités pour faire baisser les prix ?

Attention, ce raisonnement est particulièrement dangereux.

J'ai lu sur le site "Comment ça marche" un cas typique, mais que je n'ai malheureusement pas réussi à retrouver. En voici les éléments.


Une personne se retrouvait dans de graves difficultés parce qu'elle avait contracté un emprunt dont elle a utilisé une grosse partie pour acheter des produits en grande quantité dans le but de faire baisser le prix d'achat. Produits qu'elle n'arrive pas à revendre malheureusement.


Résultats :
  • Son magasin est plein de produits qui sont en train de vieillir
  • Elle n'a plus de trésorerie pour faire face à ses dépenses courantes
  • Son banquier la poursuit 
  • Pour finir, elle se demande comment déposer le bilan de sa TPE. 
Je crois que lors de l'arbitrage nécessaire entre marge (bas prix d'achat) et trésorerie (petit volume de stocks), il vaut mieux en général privilégier la trésorerie à la marge.

Et je rajouterai que de toute façon, si vous êtes sur un marché où le paramètre important est le volume d'achat pour réduire les prix, en tant que TPE, vous vous trouverez toujours face à des bien plus gros que vous. C'est très très risqué !

Le capital souscrit non appelé à l'actif du bilan

Cette ligne enregistre la faculté donné à l'entrepreneur de ne pas libérer (c'est à dire apporter en numéraire) tout de suite la totalité du capital de la société qu'il créé pour exploiter son entreprise.

Par exemple : supposons que vous souhaitiez créer votre SARL avec 8.000 euros de capital pour acheter une machine de 3.000 euros (en plus des autres besoins de financement de votre TPE); mais que vous n'aurez besoin de cette machine que dans 2 ans parce que celle que vous avez récupérée tiendra bien encore quelques mois. 


Alors, vous pouvez créer avec un capital de 8.000 euros, mais ne verser que 5.000 euros immédiatement, et mettre les 3.000 euros dans ce compte de "capital souscrit non appelé" jusqu'au moment où vous les verserez.

Ceci étant dit, votre responsabilité est engagée à hauteur des 8.000 euros : si votre affaire tourne mal, vous devrez apporter le capital non versé.

Résultat et trésorerie, quelles différences ?

Résultat et Trésorerie sont 2 notions bien différentes.

Le résultat est ce qui reste lorsque l'on a enlevé toutes les charges de toutes les recettes comme cela est détaillé dans le compte de résultat. Mais ces charges peuvent être payées avant : acomptes sur commandes ou après : primes de fin d'année. Les produits peuvent être encaissés de manière décalée également : cas classique des clients qui retardent leurs règlements.

Et il y a aussi les charges calculées : dotation aux amortissements ou aux provisions.

Et puis, il y a des mouvements de trésorerie qui ne passent pas dans le compte de résultat : les investissements, les emprunts, les augmentations de capital, les dividendes. 

L'évolution de la trésorerie se lit dans les bilans successifs

De tout cela, il résulte que l'on peut avoir de bons résultats et une mauvaise trésorerie comme par exemple dans le cas de la crise de croissance). Attention, l'inverse est rarement vrai; en général, mauvais résultats ou pertes riment rapidement avec difficultés de trésorerie.

La marge brute d'autofinancement

Après le bénéfice ou la perte vient une notion extrêmement importante. Elle ne figure pas sur le compte de résultat de la liasse fiscale mais devrait figurer sur tout compte de résultat de gestion.

Il s'agit de la MBA : marge brute d'autofinancement, aussi appelée parfois cash flow ou capacité d'auto-financement.

On la calcule en ajoutant au bénéfice ou à la perte le montant de la dotation aux amortissements. Du coup, il ne reste plus dans la MBA, que des charges et des produits qui sont payées ou encaissés.

C'est donc la trésorerie générée au cours de la période par le fonctionnement de l'entreprise sans prendre en compte les écarts de règlement des clients ou de paiement aux fournisseurs, ni les dividendes, ni les emprunts ou remboursements d'emprunts, ni les investissements.

On l'utilise dans le tableau de financement.

On l'appelle "d'autofinancement" car générée par l'entreprise, celle-ci peut l'utiliser comme elle le souhaite pour, entre autres, financer ses investissements.

Les charges financières

Les charges financières du compte de résultat sont ce que coûtent les capitaux empruntés pour faire fonctionner la société.

C'est ce que l'on appelle communément les "intérêts" ou les "agios".

Les intérêts financiers font plutôt référence à des emprunts à moyen ou long terme; les agios à des découverts ou des financements à court terme comme des lignes de crédits ou de l'escompte.

Parmi les 4 lignes de charges financières du compte de résultat de la liasse fiscale qui concernent en général les TPE, la plus utilisée est la 2° : intérêts et charges assimilées qui regroupe les éléments cités ci-dessus : intérêts et agios.

La dernière ligne : Charges nettes sur cession de valeurs mobilières de placement" compense la ligne des "produits nets de cession…". Les charges dont il est question ici comprennent en premier lieu les coûts d'achat par exemple: la valeur à laquelle vous avez acheté les FCP.

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les produits financiers

Les produits financiers du compte de résultat regroupent ce que l'entreprise gagne en plaçant son argent ou en investissant dans des filiales.

Ce sont :
  • les intérêts perçus sur les prêts que la société a accordé à des tiers, ce que l'on appelle : les produits de l'actif immobilisé, 
  • les dividendes perçus des autres entreprises dans lesquelles la société a pris des parts ou des actions
  • les intérêts versés par les banques sur les dépôts faits par la société. 
  • il y a aussi les produits de cession de valeurs mobilières de placement comme les Sicav de trésorerie par exemple.

L'objectif du zéro stock

L'idée derrière le zéro stock est de réduire les stocks au minimum.

Car les stocks sont générateurs de dépenses en tout genre :
  • locaux, 
  • manutentions, 
  • inventaires, 
  • pertes, 
  • assurance… 
  • et de mobilisation de trésorerie qui n'est plus disponible pour d'autres usages.
Cet objectif est plus facile à mettre en œuvre dans les grosses usines car les flux sont importants et permettent d'optimiser le transport : 2 à 3 camions de telle pièce arrivent chaque jours, pièces qui sont utilisées dans les minutes qui suivent.

Dans les TPE, c'est plus délicat car les volumes achetés sont plus faibles et ne permettent pas une telle optimisation.

Cela est encore plus vrai pour les magasins, les commerces ou les show-rooms pour lesquels il est nécessaire d'avoir des produits disponibles à la vente pour les montrer aux clients et les servir s'ils veulent acheter.


Gardons en tête cette idée de "zéro stock" comme un des critères de décision, surtout dans le domaine des achats.

Aucun travail n'est fini…

Aucun travail n'est fini tant que l'argent n'est pas à la banque !

Tant qu'on n'a pas encaissé le produit d'une vente, on a travaillé pour rien. Surveillons de prêt nos comptes clients et faisons toutes les relances rapidement par tous les moyens efficaces. On peut même faire de la relance préventive.

L'ADEME finance l'éco conception

Vous souhaitez vous lancer dans une démarche d'éco-conception pour vos prochains développements.

Mais vous avez des doutes sur sa rentabilité, vous ne savez pas comment vous y prendre ou vous souhaitez vous faire assister.

Alors l'ADEME peut vous aider, entre autres, pour le financement de tels projets.
Le site de l'ADEME : www.ademe.fr

Tableau de suivi du solde dû par les clients

Ce tableau permet de visualiser l'évolution des retards de paiement des clients.


C'est le suivi de la balance âgée. (une exemple de balance âgée)

Personnellement, j'aime bien la présentation suivante qu'il est facile de remplir avec CIEL (voir les posts sur les totalisations de colonnes dans les pièces clients affichage des listes dans CIEL).


Voici comment procéder :
  1. mettre en colonne les mois de facturation
  2. en ligne, à une date donnée, faire figurer le solde restant dû des factures émises dans le mois entête de la colonne. 
On peut ainsi savoir comment s'apurent les factures d'un mois donné et quel est l'antériorité des factures qui restent à encaisser à une date donnée.

Et alors, on peut prendre le taureau par les cornes pour réclamer aux clients indélicats.

La meilleure source de trésorerie

La meilleure source de trésorerie c'est encore la bonne gestion.

Car, elle dépend en grande partie des ressources que le dirigeant consacre à cette bonne gestion.

Certes, les effets d'une bonne gestion sont plus ou moins longs à se faire ressentir, et il convient d'investir de l'énergie, du temps et de l'argent au début.

Mais quelles que soient les possibilités de financement externes, il faut se mettre en position d'améliorer son cash flow pour pouvoir faire face aux échéances de remboursement qu'il faudra honorer dans le futur.

Prendre une grosse affaire ou pas ?

Dans son livre "Tamata et l'Alliance", Bernard Moitessier raconte une fable que je trouve très éclairante sur les risques encourus à prendre une affaire "trop" grosse par rapport à ce que fait habituellement l'entreprise.

  "Il était une fois un Corbeau qui regardait un Aigle Royal enlever dans ses serres un agneau né de la veille. 
Alors le Corbeau a dit : "Je vais en faire autant." 
Il a choisi le plus gros mouton du troupeau, s'est jeté dessus, et a si bien emmêlé ses pattes dans l'épaisse toison qu'il n'a pu se sauver quand est venu le berger. 
Il s'est retrouvé dans une cage, avec tout le temps devant lui pour méditer sur l'histoire 
du Corbeau qui voulait jouer à l'Aigle."

Les entreprises meurent par manque de trésorerie

C'est le manque de trésorerie qui peut entraîner la disparition de la société.

On a vu des sociétés qui perdaient de l'argent, mais les associés en rapportaient régulièrement ce qui leur a permis de régler toutes leurs dettes. Et ainsi de continuer à vivre.

Mais lorsqu'elles ne peuvent plus payer leurs dettes, les entreprises doivent prendre les devants auprès du Tribunal de Commerce. Si la situation de trésorerie ne s'améliore pas, la société finira par être liquidée.

Banquier et risques

On entend souvent dire : "Les banquiers ne prennent pas de risques."

C'est normal, car ils ne sont pas là pour ça.

Leur rôle est de prêter sur des garanties solides. Ils nous permettent de rendre "liquide" une partie de notre patrimoine, c'est-à-dire qu'ils peuvent prêter de la trésorerie sans que nous n'ayons à nous défaire de ce patrimoine par le biais d'une vente.