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Comprendre le compte de résultat

Le but de cet atelier qui commence est de comprendre comment est structuré le compte de résultat, puis le bilan de la liasse fiscale.

Vous trouverez ci-dessous des liens qui permettent de télécharger les déclarations fiscales 2052 et 2053.

Vous pouvez aussi prendre les documents que vous avez transmis à l'administration fiscale.

Je voudrais aussi montrer, au travers des liens de bas de message, que ces informations sont liées très directement à la vie de votre entreprise.

Résultat d'exploitation, résultat financier, résultat exceptionnel. Le résultat de la société se décline en 3 niveaux qui s'additionnent.

1 – Résultat d'exploitation. C'est le résultat généré par les opérations normales qui justifient l'existence de la société : vendre des lunettes, construire des maisons, réparer des voitures, éditer un journal…

2 – Résultat financier. C'est le résultat généré par les activités financières; en général on y trouve les intérêts des emprunts contractés, les agios pour les découverts bancaires. Il y a aussi les revenus des placements de trésorerie lorsque la société peut en faire.

3 – Résultat exceptionnel. C'est le résultat des opérations qui ne relèvent pas des paragraphes ci-dessus, par exemple : la revente d'une machine dont on n'a plus l'usage.

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

La suite de l'atelier compte de résultat :

Chiffre d'affaire et marge

Ces 2 notions sont effectivement bien différentes.

Le chiffre d'affaires traduit le montant de la vente qui est faite. Prenons le cas d'un garage automobile, lorsqu'il vend une voiture à 20 000 €, il réalise un chiffre d'affaire de 20 000. En fait, cela ne veut pas dire que le garage a gagné 20 000 €.

En fait le garage n'a peut être gagné que 5 000 €, par ce que la voiture, il a du l'acheter pour 15 000 € au constructeur. C'est ce montant de 5 000 € qui constitue la marge brute. 

Cette notion est particulièrement importante, c'est ce qui reste au garage lorsqu'il vend une voiture pour faire face à tous ses frais : salaires, locaux, électricité, publicité… 

Cette notion de marge brute est particulièrement difficile à saisir et à analyser pour certaines activités :
  • activités avec des prix d'achat extrêmement variables : achat de fleurs sur le marché de Hyères, 3 lots de mêmes fleurs peuvent être achetés avec 3 prix différents
  • activités de chantiers qui s'étalent sur plusieurs mois
  • activités commerciales avec des offres complexes : cadeaux, cartes de fidélité, remises quantitatives…
Parfois les 2 notions se confondent comme pour les activités de consultants pour lesquels la marge brute est égale au CA.

Exemple de compte de résultat analytique

Généralement, la base pour établir le compte de résultat mensuel analytique ressemble à ceci :

 + CA brut (quantité x prix de vente du tarif)
 - Remises 
 = CA net


 - Coût des marchandises vendues ou Coûts directs des prestations facturées
 = marge brute (jusqu'à ce niveau il doit être possible de ventiler par activité, produit, client, machine, atelier…). Le taux de marge correspondant devrait être stable dans la durée.

 - Charges indirectes (charges plus ou moins fixes liées à l'activité… mais non directement imputables à une vente ou une prestation : amortissement du matériel de manutention, salaire du superviseur…
 = marge nette : ce qui reste pour couvrir les charges fixes

 - frais fixes ou frais généraux : l'analyse mois après mois peut être difficile parce que certaines charges ne sont pas mensuelles (prime assurance annuelle, loyer trimestriel…), alors il faut en prendre un peu chaque mois
 = contribution économique. A-t-on gagné de l'argent ou pas ?

 -charges de direction (rémunération du dirigeant et ses charges sociales)
 = résultat d'exploitation

 - charges financières, exceptionnelles et impôt,
 = résultat net

Mensuellement l'analyse est pertinente jusqu'à la contribution économique.

Peu importe les noms que l'on donne aux divers niveaux, ce qui compte c'est ce qu'ils veulent dire et la compréhension que cela permet de ce qu'il se passe au quotidien dans l'entreprise.
voir aussi : modèle de tableau de bord ?
analytique               marge
frais généraux                    rentabilité
assistance de gestion

Le compte de résultat analytique

Pour clore cet atelier sur le compte de résultat, je voudrais dire un mot sur la comptabilité analytique.

On voit que le compte de résultat est fait pour l'ensemble des activités de l'entreprise sans qu'il ne soit possible de déterminer sur quelles activités la société gagne ou perd de l'argent. 

Un premier objectif de la comptabilité analytique est de permettre cette analyse. Concrètement, à chaque fois que l'on saisit une écriture dans la comptabilité générale (celle qui permet de faire le compte de résultat) on ajoute le code d'une section analytique.

On peut ainsi découper le résultat selon ces sections analytiques et donc analyser beaucoup plus finement la performance de l'entreprise.

Je vous renvoie aux autres messages de ce blog pour peaufiner votre comptabilité analytique qui est, elle, forcément spécifique à votre entreprise.


  voir aussi : plus sur la comptabilité, 
plus sur l'analytique                   comprendre le compte de résultat
comprendre le bilan                             un compte de résultat mensuel facile à lire
la pause gestion

Les soldes intermédiaires de gestion, S.I.G.

Le compte de résultat peut être présenté d'une autre manière que l'on appelle Solde Intermédiaires de Gestion ou S.I.G.

Dans ce tableau, l'agencement des charges et des produits permet de faire ressortir divers niveaux de marge ou de résultat :

  • Marge commerciale 
  • Production de l'exercice 
  • Valeur ajoutée 
  • Excédent brut d'exploitation 
  • Résultat d'exploitation 
  • Résultat courant avant impôts 
  • Résultat exceptionnel 
  • Résultat net comptable 
  • Résultat sur cession d'éléments d'actifs. 
On peut ainsi avoir une meilleure compréhension de la marche de l'entreprise.

Vous trouverez un tableau qui récapitule les calculs à partir des données comptables sur la page : http://alize.finances.gouv.fr/cp/guide_epn/sig.htm.

Pour ma part, dans les comptes de résultat mensuels que je mets en place dans les TPE, je m'inspire de cette logique tout en l'adaptant et la simplifiant pour ne retenir que les "niveaux" pertinents et facilement calculables pour l'entreprise.

voir aussi : marge commerciale, 
production,                  valeur ajoutée, 
résultat d'exploitation,                       plus sur "résultat"
exemple de compte de résultat analytique

Résultat et trésorerie, quelles différences ?

Résultat et Trésorerie sont 2 notions bien différentes.

Le résultat est ce qui reste lorsque l'on a enlevé toutes les charges de toutes les recettes comme cela est détaillé dans le compte de résultat. Mais ces charges peuvent être payées avant : acomptes sur commandes ou après : primes de fin d'année. Les produits peuvent être encaissés de manière décalée également : cas classique des clients qui retardent leurs règlements.

Et il y a aussi les charges calculées : dotation aux amortissements ou aux provisions.

Et puis, il y a des mouvements de trésorerie qui ne passent pas dans le compte de résultat : les investissements, les emprunts, les augmentations de capital, les dividendes. 

L'évolution de la trésorerie se lit dans les bilans successifs

De tout cela, il résulte que l'on peut avoir de bons résultats et une mauvaise trésorerie comme par exemple dans le cas de la crise de croissance). Attention, l'inverse est rarement vrai; en général, mauvais résultats ou pertes riment rapidement avec difficultés de trésorerie.

La marge brute d'autofinancement

Après le bénéfice ou la perte vient une notion extrêmement importante. Elle ne figure pas sur le compte de résultat de la liasse fiscale mais devrait figurer sur tout compte de résultat de gestion.

Il s'agit de la MBA : marge brute d'autofinancement, aussi appelée parfois cash flow ou capacité d'auto-financement.

On la calcule en ajoutant au bénéfice ou à la perte le montant de la dotation aux amortissements. Du coup, il ne reste plus dans la MBA, que des charges et des produits qui sont payées ou encaissés.

C'est donc la trésorerie générée au cours de la période par le fonctionnement de l'entreprise sans prendre en compte les écarts de règlement des clients ou de paiement aux fournisseurs, ni les dividendes, ni les emprunts ou remboursements d'emprunts, ni les investissements.

On l'utilise dans le tableau de financement.

On l'appelle "d'autofinancement" car générée par l'entreprise, celle-ci peut l'utiliser comme elle le souhaite pour, entre autres, financer ses investissements.

Le bénéfice ou la perte du compte de résultat

Le bénéfice ou la perte qui apparaît en bas du compte de résultat (ou au milieu de la page de la déclaration 2053) est présenté comme la somme algébrique de tous les produits et de toutes les charges.

C'est aussi la somme algébrique du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel.

Cette notion est importante en termes financiers.
  • Si c'est un bénéfice, cela veut dire que l'entreprise se trouve enrichit d'autant et que les actionnaires ou associés pourront soit se le partager sous forme de dividendes, soit les laisser dans l'entreprise pour l'aider à investir et à se développer. Dans ce dernier cas, la valeur de l'entreprise est renforcée d'autant. 
  • Si par contre, il s'agit d'une perte, soit la société peut l'absorber grâce à ses résultats des années précédentes, soit, au travers de mécanismes juridiques, les actionnaires ou associés devront apporter de quoi compenser pour éviter des difficultés voir une défaillance. 
 Comptablement, le résultat est porté au bilan dans le groupe de lignes des capitaux propres.
 déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte


La participation des salariés aux résultats de l'entreprise

Cette ligne est située tout à la fin du compte de résultat car il s'agit de partager le résultat, qui est calculé plus haut, avec les salariés qui y ont contribué. Cette ligne est assez peu utilisée dans les TPE; en effet, la participation n'est obligatoire qu'à partir de 50 salariés. Mais elle peut être mise en place dans les TPE d'une façon volontaire. C'est un système qui permet de donner une rémunération variable en fonction des résultats et qui bénéficie d'un traitement fiscal et social très favorable. C'est un excellent moyen de motiver et de fédérer les salariés de l'entreprise. déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Charges exceptionnelles et produits exceptionnels

Les charges exceptionnelles ou les produits exceptionnels sont appelés ainsi parce que leur nature ne relève pas de l'exploitation courante au sens comptable telle que nous en avons parlé le 14 octobre 2009 Ainsi, une affaire exceptionnelle par son taux de marge ou par son ampleur ou par ses pertes parfois est considérée comptablement comme faisant partie de l'exploitation normale impactant le résultat courant. Ce que l'on trouve habituellement dans ces lignes sont les profits ou pertes liés à des cessions d'immobilisations. Pour les autres, il faut vous les faire expliquer par votre expert-comptable. déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les charges financières, les dividendes, les échéances de location

Comptablement, les dividendes ne font pas partie des charges financières. En effet, les dividendes rémunèrent les apporteurs en capital, ceux qui ont pris le risque de tout perdre en investissant dans la société. Dans les TPE, il s'agit en général du dirigeant, de membres de sa famille ou d'autres personnes qui travaillent également dans l'entreprise dont on parle en disant : "mon ou mes associés". En comptabilité, les dividendes sont prélevées sur les réserves ou le report à nouveau au passif du bilan. Les charges financières ne prennent pas en compte non plus les échéances des locations payées pour avoir à disposition du matériel ou des machines. En comtabilité, ces locations sont des services et font partie des autres charges de la société. déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les charges financières

Les charges financières du compte de résultat sont ce que coûtent les capitaux empruntés pour faire fonctionner la société.

C'est ce que l'on appelle communément les "intérêts" ou les "agios".

Les intérêts financiers font plutôt référence à des emprunts à moyen ou long terme; les agios à des découverts ou des financements à court terme comme des lignes de crédits ou de l'escompte.

Parmi les 4 lignes de charges financières du compte de résultat de la liasse fiscale qui concernent en général les TPE, la plus utilisée est la 2° : intérêts et charges assimilées qui regroupe les éléments cités ci-dessus : intérêts et agios.

La dernière ligne : Charges nettes sur cession de valeurs mobilières de placement" compense la ligne des "produits nets de cession…". Les charges dont il est question ici comprennent en premier lieu les coûts d'achat par exemple: la valeur à laquelle vous avez acheté les FCP.

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les produits financiers

Les produits financiers du compte de résultat regroupent ce que l'entreprise gagne en plaçant son argent ou en investissant dans des filiales.

Ce sont :
  • les intérêts perçus sur les prêts que la société a accordé à des tiers, ce que l'on appelle : les produits de l'actif immobilisé, 
  • les dividendes perçus des autres entreprises dans lesquelles la société a pris des parts ou des actions
  • les intérêts versés par les banques sur les dépôts faits par la société. 
  • il y a aussi les produits de cession de valeurs mobilières de placement comme les Sicav de trésorerie par exemple.

Les opérations en commun du compte de résultat

Les opérations faites en commun (rubriques III et IV) concernent des opérations qui ne rentrent pas directement dans l'activité "normale" exercée dans le cadre juridique de l'entreprise.

Il s'agit de la part revenant à la société dans des Sociétés en Participation ou des groupements d'entreprise.

C'est dans ce genre de structures juridiques que peuvent être organisées des services communs à plusieurs entreprises comme un service comptable, l'exploitation d'un entrepôt…

On voit rarement des sommes dans ces lignes pour des TPE ou petites PME

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Le résultat d'exploitation

Le résultat d'exploitation est la somme algébrique de tous les postes de ventes et de charges déjà citées plus haut. Il traduit ce que l'entreprise est capable de générer comme bénéfice ou perte au travers des opérations d'exploitation "normales" au quotidien. C'est une notion très économique de la performance. Cette notion de résultat d'exploitation est très intéressante à compléter par une analyse de la comptabilité analytique lorsqu'il y en a une. Sur quelle activité, client, région, machine gagne-t-on ou perd-on de l'argent et combien ? Et si on le sait tous les mois, on peut vraiment être plus performant ! déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les dotations d'exploitation du compte de résultat

Il s'agit là de lignes assez techniques du compte de résultat dont les calculs des montants répondent à des règles comptables et fiscales strictes.

1. Dotations sur immobilisations – amortissements. Il s'agit de la fraction de la valeur du bien immobilisé que l'on passe en charge dans le résultat de l'année. Les règles de calculs sont plutôt compliquées; on peut retenir que si un bien à une durée de vie de 5 ans, on affectera en dotation annuelle 1/5° de la valeur du bien. Les dotations annuelles successives à ces amortissements sont cumulées au bilan dans les comptes d'amortissements.

 2. Dotations sur immobilisations – provisions. D'emploi assez rare, cette rubrique sert dans le cas où un bien immobilisé serait endommagé ce qui lui ferait perdre une partie de sa valeur par exemple.

3. Dotations sur actifs circulants – provisions. On utilise cette ligne pour constater la dépréciation des stocks (devenus invendables dans des conditions normales) ou les pertes attendues sur les comptes clients (suite à une défaillance).

 4. Dotations pour risques et charges – provisions. Ici, on regroupe des éléments variés : provision pour charges de retraite, pour garanties données aux clients…

Exercice de simulation sur DéfiBrasserie

Les charges d'exploitation – la masse salariale

C'est bien évidemment un des postes les plus lourds dans les entreprises. Il se décompose en 2 lignes :

1. les salaires de toutes natures : salaires de base, primes, indemnités, congés payés, ancienneté, etc. Il s'agit ici des salaires bruts, c'est-à-dire le salaire "net" que touche le salarié et les charges sociales qui lui incombent dites : "charges sociales salariales".

2. les charges sociales sont donc "seulement" les charges qui incombent à l'employeur : les "charges sociales patronales". Il y a celles qui sont obligatoires : URSSAF, ASSEDIC,… et les autres qui dépendent de la convention collective, des accords d'entreprise,… telles que les mutuelles complémentaires,…

Les salaires étant payés tous les mois, il est facile de monter un tableau de bord de la masse salariale et de la rapprocher du chiffre d'affaires mensuel. déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

voir aussi : la masse salariale

ou : comptabiliser les primes à part

Les charges d'exploitation – les achats

Il y a les achats de produits :
1. les marchandises, ce sont les produits qui sont achetés puis revendus en l'état – rubrique FS
2. les matières premières qui sont transformées et les produits qui sont nécessaires à la production sans pour autant se retrouver dans le produit final – rubrique FV: emballages, colles, abrasifs… Pour les produits qui sont stockés on fait apparaître la variation des stocks entre le début et la fin de l'exercice.

Et les achats de services en tout genre: sous-traitance, honoraires, prestations, déplacements, publicité,… regroupés sous les termes : "Autres achats et charges externes".

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

Les produits d'exploitation

Les produits d'exploitation sont la somme de plusieurs postes dont :
  1. le chiffre d'affaires net qui correspond à la facturation des produits et services de l'entreprise 
  2. la production stockée ou variation des stocks de produits finis. Si les stocks de produits finis augmentent, alors on constate un produit qui est équivalent aux coûts de production de ces produits finis, autrement, l'exercice en cours n'enregistrerait qu'une charge de production et l'exercice suivant enregistrerait une marge de 100% lors de la vente de ces produits finis. 
  3. la production immobilisée correspond aux dépenses internes engagées par la société pour se constituer des immobilisations, par exemple : travaux du bureau d'études pour développer une machine, peinture des locaux par les employés 
  4. les "autres produits" qui ne sont pas de l'activité normale de la société tels que la revente des emballages, la facturation de prestations ponctuelles 
  5. La rubrique FP : "reprises sur amortissements et provisions, transferts de charges" correspond à des opérations un peu particulières qui demandent à être expliquées au cas par cas. 
déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte