Affichage des articles dont le libellé est patron. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est patron. Afficher tous les articles

La peur de savoir, un frein au tableau de bord ?

Dans les freins à la mise en place de tableau de bord au sein de l'entreprise, je pense qu'il y a parfois une question psychologique qui est la peur de savoir, la peur de la vérité.

J'ai peur de ce que je subodore, par exemple : je passe trop de temps dans mes déplacements, je vends trop de cette gamme que j'adore mais qui n'est peut-être pas assez rentable...

Maintenant, considérer que le tableau de bord est un outil opérationnel est un booster pour sa mise en place. Dans notre exemple : ce serait une belle motivation que de savoir que j'ai progressé dans la réduction de mes déplacements, ou que j'ai pu mener une négociation profitable avec le fournisseur de ma gamme adorée.


Quand faut-il réduire la voilure ?

Réduire la voilure d'un voilier consiste à prendre un ris.

Autrement dit, c'est diminuer la surface de la voile pour réduire sa prise au vent lorsque ce dernier forcit. 

La question importante est de savoir quand il faut procéder à cette prise de ris : "le vent est-il trop déjà trop fort, va-t-il continuer à se renforcer ?..."

Le bon sens marin répond à cette question de la manière suivante :
"Le bon moment pour prendre un ris c'est quand on se pose la question !".

Une application "prudente" du principe de précaution en quelque sorte. En termes de gestion d'entreprise cela veut dire : prendre vite les décisions et les exécuter avant d'être dans la tempête !

Le pilotage économique c'est l'affaire du chef d'entreprise

Développer une stratégie de mise en place d'un véritable pilotage économique de l'entreprise dépend avant tout de la volonté de son patron.

En effet, les difficultés, même si elles ne sont pas énormes, demandent une démarche volontariste pour être surmontées :
  • réluctance envers de nouveaux outils, 
  • hésitations à se remettre en cause, 
  • peur du changement, 
  • conservation de son petit confort et de ses petites habitudes… 
Là comme ailleurs, la volonté du dirigeant de la TPE est primordiale. S'il montre la direction, s'implique lui-même dans des démarches de pilotage économique, alors l'ensemble de son entreprise suivra. 


Et tout le monde ne s'en portera que mieux, l'entreprise et toutes les parties prenantes : les employés, les clients, les fournisseurs...


Voir son entreprise comme un grutier son chantier

Alors que je regardais la Baie de Cannes depuis le Suquet, j'ai vu une grue de travaux publics dont la cabine était à peu près à la même hauteur que moi alors que son chantier était beaucoup plus bas. Je me suis dit que c'était une comparaison intéressante avec le chef d'entreprise. Le grutier, tout en haut de sa grue voit tout ce qu'il se passe sur le chantier; sa hauteur et son positionnement central font que rien ne lui échappe. Pour un chef d'entreprise, c'est bien de faire le grutier, de prendre de la hauteur et d'avoir un œil à tout.

La formation pour les chefs d'entreprise aussi

En tant que patron, vous avez également des droits à la formation.

En février vous payez votre contribution à la Formation Professionnelle Continue ce qui vous ouvre les portes des organismes de formation.

Renseignez-vous auprès du FIF-PL et de l'AGEFICE qui couvrent la majorité des cas des TNS.

Et réfléchissez aux domaines dans lesquels vous aimeriez progresser, il y a certainement une formation qui vous aidera.

Le taux horaire du patron

J'essaye de faire réfléchir les dirigeants sur leur taux horaire. C'est un bon moyen de se demander si ce qu'ils font est utile ou pas.

Mais souvent, ils prennent un taux horaire qui est plus ou moins ce qu'ils gagnent divisé par leur nombre d'heures de travail. Et comme ils travaillent longtemps et ne gagnent par forcément beaucoup, ce taux peut être très faible.

Je crois que ce taux horaire devrait être normalement la traduction d'une rémunération juste pour un temps de travail raisonnable. Ce taux serait donc largement supérieur à celui évoqué ci-dessus.

Partant de là, il devient plus facile de s'orienter vers des tâches à forte valeur ajoutée. Par exemple, vaut-il mieux prendre une demi-journée pour former un collaborateur ou passer le même temps sur un chantier ?

"Le problème, c'est le patron!"

Il arrive que le problème dans une TPE, ce soit le patron lui-même. C'est ce que me disait récemment un patron dont l'entreprise connait quelques difficultés en ce moment ; comme beaucoup d'autres, d'ailleurs : "En fait, le problème, c'est moi !". Belle lucidité. C'est finalement une bonne nouvelle; car il a une capacité d'adaptation, voire de réaction, dont il ne dépend que de lui de la mettre en œuvre. Il peut pour cela mobiliser les moyens qu'il veut pour s'aider à changer et accompagner les changements nécessaires dans son organisation.

voir aussi : les adjoints de Jean Marie Descarpentries ou : la réactivité, critère de performance

Marre de bosser pour les autres

Souvent je déduis des mots que j'échange avec les patrons une forte fatigue que je traduis par : "Marre de bosser pour les autres !" Marre de bosser que pour les salariés qui demandent des vacances quand il y a du boulot, qui touchent leurs salaires tous les mois, qui demandent beaucoup sans donner autant; alors que les ennuis, c'est pour vous tout seul, que vos dernières vacances remontent à bien longtemps et que vous mériteriez bien une rémunération un peu plus décente. Bon, un petit coup de colère ça fait du bien pour autant qu'il soit suivi d'effets. C'est le moment de prendre le taureau par les cornes, de remotiver tout le monde ou bien de prendre les difficiles décisions qui s'imposent. Et n'hésitez pas à vous faire aider.

Indicateurs pour les chefs d'entreprise

Dans ce message, cette question, je voudrais l'envisager dans le seul aspect du dirigeant et pas celui de son entreprise, ce dont il est déjà largement question par ailleurs dans ce blog.

Il s'agit donc des indicateurs concernant l'action du dirigeant pour lui-même.

Je pense que le plus important est de contrôler ses propres heures de travail. A quoi je passe mon temps ?

Les sollicitations sont nombreuses et ce n'est pas toujours facile d'identifier chaque action.

Alors prenez le temps, chaque soir, avant de quitter le bureau de noter rapidement les heures passées selon une grille que vous aurez définie en fonction de vos priorités :

  • commercial, 
  • ressources humaines, 
  • travail de bureau, 
  • gestion, 
  • achats, 
  • stratégie... 
Ici le risque est de créer trop de catégories; par expérience, 5 à 8 catégories sont suffisantes et gérables sur la durée.

Concrètement, prenez une page de votre carnet avec en colonne les catégories et en ligne les jours; il vous suffit (?) alors de saisir un nombre d'heures dans chaque colonne.


Totalisez en fin de mois et comparez aux mois précédents pour mesurer vos progrès.

Si possible, un nombre d'actions pourrait compléter utilement ce premier travail : combien d'entretiens avec le personnel, combien de repas pris en vitesse…

Le dirigeant travaille pour le moyen terme

La fonction du dirigeant est de faire en sorte que les conditions soient propices à la réalisation des chiffres de demain. S'il a un vendeur, c'est au vendeur d'assurer les chiffres d'aujourd'hui et c'est au patron de faire le nécessaire pour que ce vendeur puisse travailler correctement demain. Cela implique d'avoir :
  1. des moyens de contrôle efficaces, c'est-à-dire précis et rapides, pour être sûr que le vendeur fait bien son boulot aujourd'hui
  2. une vision de son entreprise à moyen terme pour mettre en place ce qui doit l'être.

Il doit être visionnaire.

L'Art de Diriger selon Karajan

"L'art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre." Herbert Von Karajan.
Voir aussi : Arturo Toscanini

Pourquoi faire un audit dans une TPE ?

Ce mot d'"audit" recouvre beaucoup de réalités différentes et fait plutôt référence à la grande entreprise.

Toutefois, cette démarche d'audit peut être adaptée à une petite entreprise quelle qu'elle soit : atelier artisanal, commerce, société de service, entreprise industrielle ou profession libérale.

Voici la définition proposée par Wikipédia :
"L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par un agent compétent et impartial et un jugement sur l'organisation, la procédure, ou une opération quelconque de l'entité.

L'audit est surtout un outil d'amélioration continue car il permet de faire le point sur l'existant (état des lieux) afin d'en dégager les points faibles et/ou en non-conformités (suivant les référentiels d'audit). Cela, afin de mener par la suite les actions adéquates qui permettront de corriger les écarts et dysfonctionnements constatés."


Pour ma part, je souscris totalement à cette définition. C'est ce que j'essaie d'apporter aux patrons et dirigeants depuis quelques années maintenant, et je crois que ceux avec qui j'ai travaillé dans ce sens s'en félicitent.

Le cap du 5° salarié

Ce que j’appelle ce cap du 5° salarié est caractérisé par le fait que le patron doit s’occuper de tout et de tous sans qu’il ait pu mettre en place des relais au sein de son entreprise. C’est un cap difficile car la sollicitation du dirigeant est très forte sur des tas de sujets. Elle impose de zapper presque continuellement d’un sujet à l’autre : gestion du personnel, problèmes techniques, relations avec les clients, questions administratives, etc… Il ne reste guère que les soirées et les week-ends pour travailler sereinement. Je crois qu’à ce moment, il est bien de commencer à mettre en place des éléments d’organisation simples mais qui permettent de se préserver des plages de travail « tranquille » dans des horaires normaux : qui prend les appels de telle à telle heure, réunions avec les membres de l’équipe uniquement en début de demi-journée, utilisation de plannings centralisés pour savoir qui est là et quand, qui s’occupe de telles petites tâches, etc…

Prendre des décisions ou pas ? Sagesse chinoise

"Si tu ne te décides pas, quelqu'un d'autre le fera à ta place. Et tu l'appelleras "Maître". Sagesse chinoise.

Dirigeant – employés : qui sert qui ?

Un patron vient de me dire à propos de ses relations avec ses employés : "Maintenant, il faut que je leur demande à quoi je peux leur servir !".

Belle inversion du sens commun sur cette question : "qui sert qui ?"; car le sens commun penche plutôt pour : "les salariés servent le patron".

Personnellement, je pense que les entreprises les plus performantes sont celles dans lesquelles le patron est au service des employés et pas l'inverse.

Cela leur démontre qu'ils ont une mission, une autonomie et une responsabilité et que le patron est là pour les aider à être encore plus performants.

Chef d'entreprise : homme orchestre ou chef d'orchestre

Suite au post du 26 mai 2009 : chef d'entreprise – chef d'orchestre. Au début, le créateur solitaire est un homme orchestre, il doit tout faire. Mais il doit rapidement devenir chef d'orchestre pour assurer le développement de son entreprise. Il doit faire travailler des salariés (un minimum) ou prestataires (c'est beaucoup mieux) : comptable, livreur, commerciaux, créateur de site internet, assureur, publicitaire, imprimeur, fournisseur de matières ou de services, banquier… C'est dans ce rôle qu'est sa valeur ajoutée.

La performance est la meilleure protection du dirigeant

La protection du dirigeant dépend bien évidemment de son statut social, juridique et fiscal. Mais, au-delà de ces statuts, c'est la performance de son entreprise, de son commerce, de son cabinet, de son atelier, de son usine… qui sont sa meilleure protection. Une entité performante dispose de marges de manœuvre + pour se remettre en cause + développer des projets d'avenir + faire face à la concurrence + être en meilleure position pour négocier avec ses partenaires ou en trouver + conquérir de nouveaux marchés… Et si un jour l'entreprise doit être cédée, alors le prix de vente n'en sera que meilleur.

voir aussi : prendre une grosse affaire ou pas ? ou : quel dommage que nous n'ayons pas démarré plus tôt !