Churchill.
Gestion et pilotage de TPME
Ma conviction forgée au contact des nombreuses entreprises accompagnées depuis 15 ans :
"Beaucoup d'expériences entrepreneuriales seraient beaucoup plus positives avec un minimum de gestion."
D'où ma volonté d'accompagner les TPME en toute bienveillance et confidentialité.
Churchill et le changement.
Churchill.
La peur de savoir, un frein au tableau de bord ?
J'ai peur de ce que je subodore, par exemple : je passe trop de temps dans mes déplacements, je vends trop de cette gamme que j'adore mais qui n'est peut-être pas assez rentable...
Maintenant, considérer que le tableau de bord est un outil opérationnel est un booster pour sa mise en place. Dans notre exemple : ce serait une belle motivation que de savoir que j'ai progressé dans la réduction de mes déplacements, ou que j'ai pu mener une négociation profitable avec le fournisseur de ma gamme adorée.
Quand faut-il réduire la voilure ?
Autrement dit, c'est diminuer la surface de la voile pour réduire sa prise au vent lorsque ce dernier forcit.
La question importante est de savoir quand il faut procéder à cette prise de ris : "le vent est-il trop déjà trop fort, va-t-il continuer à se renforcer ?..."
Le bon sens marin répond à cette question de la manière suivante :
Une application "prudente" du principe de précaution en quelque sorte. En termes de gestion d'entreprise cela veut dire : prendre vite les décisions et les exécuter avant d'être dans la tempête !
Le pilotage économique c'est l'affaire du chef d'entreprise
En effet, les difficultés, même si elles ne sont pas énormes, demandent une démarche volontariste pour être surmontées :
- réluctance envers de nouveaux outils,
- hésitations à se remettre en cause,
- peur du changement,
- conservation de son petit confort et de ses petites habitudes…
Et tout le monde ne s'en portera que mieux, l'entreprise et toutes les parties prenantes : les employés, les clients, les fournisseurs...
Voir son entreprise comme un grutier son chantier
La formation pour les chefs d'entreprise aussi
En février vous payez votre contribution à la Formation Professionnelle Continue ce qui vous ouvre les portes des organismes de formation.
Renseignez-vous auprès du FIF-PL et de l'AGEFICE qui couvrent la majorité des cas des TNS.
Et réfléchissez aux domaines dans lesquels vous aimeriez progresser, il y a certainement une formation qui vous aidera.
Le taux horaire du patron
Mais souvent, ils prennent un taux horaire qui est plus ou moins ce qu'ils gagnent divisé par leur nombre d'heures de travail. Et comme ils travaillent longtemps et ne gagnent par forcément beaucoup, ce taux peut être très faible.
Je crois que ce taux horaire devrait être normalement la traduction d'une rémunération juste pour un temps de travail raisonnable. Ce taux serait donc largement supérieur à celui évoqué ci-dessus.
Partant de là, il devient plus facile de s'orienter vers des tâches à forte valeur ajoutée. Par exemple, vaut-il mieux prendre une demi-journée pour former un collaborateur ou passer le même temps sur un chantier ?
"Le problème, c'est le patron!"
Il arrive que le problème dans une TPE, ce soit le patron lui-même. C'est ce que me disait récemment un patron dont l'entreprise connait quelques difficultés en ce moment ; comme beaucoup d'autres, d'ailleurs : "En fait, le problème, c'est moi !". Belle lucidité. C'est finalement une bonne nouvelle; car il a une capacité d'adaptation, voire de réaction, dont il ne dépend que de lui de la mettre en œuvre. Il peut pour cela mobiliser les moyens qu'il veut pour s'aider à changer et accompagner les changements nécessaires dans son organisation.
voir aussi : les adjoints de Jean Marie Descarpentries ou : la réactivité, critère de performance
Marre de bosser pour les autres
Indicateurs pour les chefs d'entreprise
Il s'agit donc des indicateurs concernant l'action du dirigeant pour lui-même.
Je pense que le plus important est de contrôler ses propres heures de travail. A quoi je passe mon temps ?
Les sollicitations sont nombreuses et ce n'est pas toujours facile d'identifier chaque action.
Alors prenez le temps, chaque soir, avant de quitter le bureau de noter rapidement les heures passées selon une grille que vous aurez définie en fonction de vos priorités :
- commercial,
- ressources humaines,
- travail de bureau,
- gestion,
- achats,
- stratégie...
Concrètement, prenez une page de votre carnet avec en colonne les catégories et en ligne les jours; il vous suffit (?) alors de saisir un nombre d'heures dans chaque colonne.
Totalisez en fin de mois et comparez aux mois précédents pour mesurer vos progrès.
Si possible, un nombre d'actions pourrait compléter utilement ce premier travail : combien d'entretiens avec le personnel, combien de repas pris en vitesse…
Le dirigeant travaille pour le moyen terme
- des moyens de contrôle efficaces, c'est-à-dire précis et rapides, pour être sûr que le vendeur fait bien son boulot aujourd'hui
- une vision de son entreprise à moyen terme pour mettre en place ce qui doit l'être.
Il doit être visionnaire.
L'Art de Diriger selon Karajan
Pourquoi faire un audit dans une TPE ?
Toutefois, cette démarche d'audit peut être adaptée à une petite entreprise quelle qu'elle soit : atelier artisanal, commerce, société de service, entreprise industrielle ou profession libérale.
Voici la définition proposée par Wikipédia :
"L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par un agent compétent et impartial et un jugement sur l'organisation, la procédure, ou une opération quelconque de l'entité.
L'audit est surtout un outil d'amélioration continue car il permet de faire le point sur l'existant (état des lieux) afin d'en dégager les points faibles et/ou en non-conformités (suivant les référentiels d'audit). Cela, afin de mener par la suite les actions adéquates qui permettront de corriger les écarts et dysfonctionnements constatés."
Pour ma part, je souscris totalement à cette définition. C'est ce que j'essaie d'apporter aux patrons et dirigeants depuis quelques années maintenant, et je crois que ceux avec qui j'ai travaillé dans ce sens s'en félicitent.
Le cap du 5° salarié
Prendre des décisions ou pas ? Sagesse chinoise
Dirigeant – employés : qui sert qui ?
Belle inversion du sens commun sur cette question : "qui sert qui ?"; car le sens commun penche plutôt pour : "les salariés servent le patron".
Personnellement, je pense que les entreprises les plus performantes sont celles dans lesquelles le patron est au service des employés et pas l'inverse.
Cela leur démontre qu'ils ont une mission, une autonomie et une responsabilité et que le patron est là pour les aider à être encore plus performants.
Chef d'entreprise : homme orchestre ou chef d'orchestre
"Isole toi si tu veux, mais jamais seul."
La performance est la meilleure protection du dirigeant
La protection du dirigeant dépend bien évidemment de son statut social, juridique et fiscal. Mais, au-delà de ces statuts, c'est la performance de son entreprise, de son commerce, de son cabinet, de son atelier, de son usine… qui sont sa meilleure protection. Une entité performante dispose de marges de manœuvre + pour se remettre en cause + développer des projets d'avenir + faire face à la concurrence + être en meilleure position pour négocier avec ses partenaires ou en trouver + conquérir de nouveaux marchés… Et si un jour l'entreprise doit être cédée, alors le prix de vente n'en sera que meilleur.
voir aussi : prendre une grosse affaire ou pas ? ou : quel dommage que nous n'ayons pas démarré plus tôt !
