Il est difficile de mesurer régulièrement la rentabilité des entreprises qui ont des activités "one shot" comme des chantiers, des affaires, des missions ponctuelles… d'une certaine durée.
En effet, on ne peut connaitre le résultat que lorsque le chantier est terminé voire quelques semaines après.
Et il y a toujours des chantiers en cours.
Il est dès lors nécessaire de mettre en place une comptabilité analytique par chantier, affaire ou mission.
Il est ainsi possible de faire une analyse des "travaux en cours", c'est-à-dire de l'avancement de chaque chantier, affaire ou mission et de prendre en compte une correction pour pouvoir calculer un résultat d'entreprise cohérent.
Par exemple, si les dépenses de main d'œuvre et de matériels sont faites à 75%, alors on peut prendre 75% du CA. Ou alors on peut dire que la main d'œuvre a été vendue avec un coefficient de 1.75, alors on prend un CA de 1.75 des charges de main d'œuvre réelles du mois si on pense que le nombre d'heures prévues au devis seront respectées.
Gestion et pilotage de TPME
Ma conviction forgée au contact des nombreuses entreprises accompagnées depuis 15 ans :
"Beaucoup d'expériences entrepreneuriales seraient beaucoup plus positives avec un minimum de gestion."
D'où ma volonté d'accompagner les TPME en toute bienveillance et confidentialité.
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Voir son entreprise comme un grutier son chantier
Alors que je regardais la Baie de Cannes depuis le Suquet, j'ai vu une grue de travaux publics dont la cabine était à peu près à la même hauteur que moi alors que son chantier était beaucoup plus bas.
Je me suis dit que c'était une comparaison intéressante avec le chef d'entreprise. Le grutier, tout en haut de sa grue voit tout ce qu'il se passe sur le chantier; sa hauteur et son positionnement central font que rien ne lui échappe.
Pour un chef d'entreprise, c'est bien de faire le grutier, de prendre de la hauteur et d'avoir un œil à tout.
Donner du sens à son travail
Au XV° siècle, un religieux voit sur un gigantesque chantier une foule d'hommes transporter des briques sous un soleil de plomb.
Il demanda à l'un d'eux, qui suait sang et eau, ce qu'il faisait. -"Ça se voit, non ? Je transporte des briques. Et c'est épuisant !"
Puis, il posa la même question à un autre ouvrier. -" Je construis un mur."
Et à un troisième qui se redressa fièrement et lui dit avec un sourire radieux : -"Nous bâtissons une Cathédrale."
Cité par Yu Dan, Professeur à l'Université de Pékin parmi un CV long comme la Muraille de Chine.
Il demanda à l'un d'eux, qui suait sang et eau, ce qu'il faisait. -"Ça se voit, non ? Je transporte des briques. Et c'est épuisant !"
Puis, il posa la même question à un autre ouvrier. -" Je construis un mur."
Et à un troisième qui se redressa fièrement et lui dit avec un sourire radieux : -"Nous bâtissons une Cathédrale."
Cité par Yu Dan, Professeur à l'Université de Pékin parmi un CV long comme la Muraille de Chine.
La grille de la comptabilité analytique
Voici, comme suite du post présentant la comptabilité analytique, un début de liste des "grilles" possibles pour la comptabilité analytique.
Elles sont nombreuses et le choix se fait naturellement en fonction de l'activité et des spécificités de l'entreprise qui souhaite la mettre en place.
Elles sont nombreuses et le choix se fait naturellement en fonction de l'activité et des spécificités de l'entreprise qui souhaite la mettre en place.
- Par activité
- Par type de clientèle
- Par marché
- Par client
- Par produit ou service
- Par gamme de produits
- Par fournisseur des marchandises
- Par contrat
- Par chantier
- Par machine de l'atelier
- Par salarié
- Par magasin
- Par région ou pays ou département
- Par responsable des ventes
- …
Les stocks à l'actif du bilan de la société
La liasse fiscale distingue plusieurs natures de stocks :
Les matières premières : la cire et les mèches Les produits finis : les bougies prêtes à être vendues Les marchandises : les savons que pourrait vendre le magasin en plus de ses bougies après les avoirs achetés à une savonnerie. Il y a ensuite les en-cours qui sont les produits dans des stades intermédiaires de production. Et les en-cours de services qui sont les prestations que l'entreprise a commencé à réaliser sans pouvoir les facturer car l'ensemble des prestations sera facturé à la fin du chantier ou de l'étude.
l'actif du bilan – déclaration 2050
- Les matières premières et approvisionnements qui sont les produits qui vont être transformés par l'entreprise
- Les produits finis qui sont le résultat de la transformation des matières premières.
- Les marchandises qui sont les produits achetés et revendus en l'état.
Les matières premières : la cire et les mèches Les produits finis : les bougies prêtes à être vendues Les marchandises : les savons que pourrait vendre le magasin en plus de ses bougies après les avoirs achetés à une savonnerie. Il y a ensuite les en-cours qui sont les produits dans des stades intermédiaires de production. Et les en-cours de services qui sont les prestations que l'entreprise a commencé à réaliser sans pouvoir les facturer car l'ensemble des prestations sera facturé à la fin du chantier ou de l'étude.
l'actif du bilan – déclaration 2050
voir aussi : le tableau de bord du stock
Charges exceptionnelles et produits exceptionnels
Les charges exceptionnelles ou les produits exceptionnels sont appelés ainsi parce que leur nature ne relève pas de l'exploitation courante au sens comptable telle que nous en avons parlé le 14 octobre 2009
Ainsi, une affaire exceptionnelle par son taux de marge ou par son ampleur ou par ses pertes parfois est considérée comptablement comme faisant partie de l'exploitation normale impactant le résultat courant.
Ce que l'on trouve habituellement dans ces lignes sont les profits ou pertes liés à des cessions d'immobilisations. Pour les autres, il faut vous les faire expliquer par votre expert-comptable.
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte
Quel système comptable pour un bureau d'étude ?
La question est plutôt vaste et, à mon avis, dépasse le cadre de la comptabilité pour rejoindre celui de la gestion.
A priori, l'activité d'un bureau d'étude (ou d'une entreprise de service) est caractérisée par des contrats ponctuels, non récurrents (à moins d'être sous-traitant d'un grand groupe ou d'une institution) et dont la durée peut varier fortement.
Il importe donc d'avoir un système qui permette de mesurer la marge de chaque contrat, c'est-à-dire le montant facturé au client diminué des charges supportées pour ce contrat : coûts des ingénieurs, frais de déplacements, études spécifiques, matériels spécifiques, coûts des prototypes…
C'est ce que l'on appelle "l'analytique".
Elle peut être tenue
A priori, l'activité d'un bureau d'étude (ou d'une entreprise de service) est caractérisée par des contrats ponctuels, non récurrents (à moins d'être sous-traitant d'un grand groupe ou d'une institution) et dont la durée peut varier fortement.
Il importe donc d'avoir un système qui permette de mesurer la marge de chaque contrat, c'est-à-dire le montant facturé au client diminué des charges supportées pour ce contrat : coûts des ingénieurs, frais de déplacements, études spécifiques, matériels spécifiques, coûts des prototypes…
C'est ce que l'on appelle "l'analytique".
Elle peut être tenue
- dans la comptabilité : "comptabilité analytique" en co
mplément de la comptabilité dite "générale" ou - à part dans un tableur.
Il nécessite, d'une part, une grosse volonté du dirigeant pour arriver à l'imposer et d'autre part, un outil bien pensé et adapté à l'entreprise : saisie facile par les ingénieurs et exploitation rapide par le dirigeant.
Le taux horaire du patron
J'essaye de faire réfléchir les dirigeants sur leur taux horaire. C'est un bon moyen de se demander si ce qu'ils font est utile ou pas.
Mais souvent, ils prennent un taux horaire qui est plus ou moins ce qu'ils gagnent divisé par leur nombre d'heures de travail. Et comme ils travaillent longtemps et ne gagnent par forcément beaucoup, ce taux peut être très faible.
Je crois que ce taux horaire devrait être normalement la traduction d'une rémunération juste pour un temps de travail raisonnable. Ce taux serait donc largement supérieur à celui évoqué ci-dessus.
Partant de là, il devient plus facile de s'orienter vers des tâches à forte valeur ajoutée. Par exemple, vaut-il mieux prendre une demi-journée pour former un collaborateur ou passer le même temps sur un chantier ?
Mais souvent, ils prennent un taux horaire qui est plus ou moins ce qu'ils gagnent divisé par leur nombre d'heures de travail. Et comme ils travaillent longtemps et ne gagnent par forcément beaucoup, ce taux peut être très faible.
Je crois que ce taux horaire devrait être normalement la traduction d'une rémunération juste pour un temps de travail raisonnable. Ce taux serait donc largement supérieur à celui évoqué ci-dessus.
Partant de là, il devient plus facile de s'orienter vers des tâches à forte valeur ajoutée. Par exemple, vaut-il mieux prendre une demi-journée pour former un collaborateur ou passer le même temps sur un chantier ?
voir aussi : calculer un coût de revient
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