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Résultat et trésorerie, quelles différences ?

Résultat et Trésorerie sont 2 notions bien différentes.

Le résultat est ce qui reste lorsque l'on a enlevé toutes les charges de toutes les recettes comme cela est détaillé dans le compte de résultat. Mais ces charges peuvent être payées avant : acomptes sur commandes ou après : primes de fin d'année. Les produits peuvent être encaissés de manière décalée également : cas classique des clients qui retardent leurs règlements.

Et il y a aussi les charges calculées : dotation aux amortissements ou aux provisions.

Et puis, il y a des mouvements de trésorerie qui ne passent pas dans le compte de résultat : les investissements, les emprunts, les augmentations de capital, les dividendes. 

L'évolution de la trésorerie se lit dans les bilans successifs

De tout cela, il résulte que l'on peut avoir de bons résultats et une mauvaise trésorerie comme par exemple dans le cas de la crise de croissance). Attention, l'inverse est rarement vrai; en général, mauvais résultats ou pertes riment rapidement avec difficultés de trésorerie.

Les entreprises meurent par manque de trésorerie

C'est le manque de trésorerie qui peut entraîner la disparition de la société.

On a vu des sociétés qui perdaient de l'argent, mais les associés en rapportaient régulièrement ce qui leur a permis de régler toutes leurs dettes. Et ainsi de continuer à vivre.

Mais lorsqu'elles ne peuvent plus payer leurs dettes, les entreprises doivent prendre les devants auprès du Tribunal de Commerce. Si la situation de trésorerie ne s'améliore pas, la société finira par être liquidée.

Acheter de grosses quantités pour faire baisser les prix ?

Attention, ce raisonnement est particulièrement dangereux.

J'ai lu sur le site "Comment ça marche" un cas typique, mais que je n'ai malheureusement pas réussi à retrouver. En voici les éléments.


Une personne se retrouvait dans de graves difficultés parce qu'elle avait contracté un emprunt dont elle a utilisé une grosse partie pour acheter des produits en grande quantité dans le but de faire baisser le prix d'achat. Produits qu'elle n'arrive pas à revendre malheureusement.


Résultats :
  • Son magasin est plein de produits qui sont en train de vieillir
  • Elle n'a plus de trésorerie pour faire face à ses dépenses courantes
  • Son banquier la poursuit 
  • Pour finir, elle se demande comment déposer le bilan de sa TPE. 
Je crois que lors de l'arbitrage nécessaire entre marge (bas prix d'achat) et trésorerie (petit volume de stocks), il vaut mieux en général privilégier la trésorerie à la marge.

Et je rajouterai que de toute façon, si vous êtes sur un marché où le paramètre important est le volume d'achat pour réduire les prix, en tant que TPE, vous vous trouverez toujours face à des bien plus gros que vous. C'est très très risqué !

La meilleure source de trésorerie

La meilleure source de trésorerie c'est encore la bonne gestion.

Car, elle dépend en grande partie des ressources que le dirigeant consacre à cette bonne gestion.

Certes, les effets d'une bonne gestion sont plus ou moins longs à se faire ressentir, et il convient d'investir de l'énergie, du temps et de l'argent au début.

Mais quelles que soient les possibilités de financement externes, il faut se mettre en position d'améliorer son cash flow pour pouvoir faire face aux échéances de remboursement qu'il faudra honorer dans le futur.

Résultat d'exploitation à 4%, bon ou mauvais ?

Un résultat d'exploitation à 4% est-il bon ou mauvais ?

Et bien, ça dépend.
  1. des charges financières et exceptionnelles qu'il reste à supporter, puis de l'impôt société. Si ces charges dépassent 4% alors 4% de résultat d'exploitation ne sont pas suffisants. Par contre, s'il n'y a pas de charges financières ou exceptionnelles, (alors il y aura de l'impôt société), donc 4% c'est plutôt bien.
  2. de la manière dont il a été obtenu. 
  • si c'est en supprimant toutes les dépenses non directement lié au résultat immédiat : publicité, recherche, études, formations, prototypes… alors 4% ce n'est pas bien, car la société ne prépare pas son avenir 
  • si, par contre, 4% sont obtenus grâce à un bon pilotage économique mois après mois et que l'entreprise a pu absorber des charges favorables à son futur comme celles citées ci-dessus, alors c'est beaucoup mieux.

Aucun travail n'est fini…

Aucun travail n'est fini tant que l'argent n'est pas à la banque !

Tant qu'on n'a pas encaissé le produit d'une vente, on a travaillé pour rien. Surveillons de prêt nos comptes clients et faisons toutes les relances rapidement par tous les moyens efficaces. On peut même faire de la relance préventive.

L'actif circulant du bilan

On qualifie de "circulants" les éléments du bilan qui ont vocation à "tourner".

Un exemple sera plus clair : on achète des produits pour les revendre ou les utiliser dans une production; puis on en rachète à nouveau une fois que les premiers ont été revendus ou utilisés. Et ainsi de suite sans arrêt. Ces produits, pour ainsi dire, "circulent" dans l'entreprise.


L'actif circulant comprend principalement les stocks, les créances clients et la trésorerie.

On trouve, parallèlement, des passifs circulants : fournisseurs essentiellement.

l'actif du bilan – déclaration 2050

Différence entre l'échéancier et la balance âgée

Ce sont 2 états différents mais 2 fonctions qui se ressemblent.

Ils traitent tous les 2 des échéances à percevoir ou à honorer. Quand et pour quels montants devrait-on recevoir les payements de nos clients ou devrons-nous payer nos fournisseurs ?
  1. L'échéancier liste les factures concernées avec leur date d'échéance. C'est un état qui permet de préparer les chèques pour les fournisseurs. Certains utilisent un trieur avec des intercalaires par mois pour classer les factures en fonction de leur date d'échéance en attendant leur paiement. Avec les logiciels de comptabilité actuels, l'échéancier n'est pratiquement plus utilisé sous forme papier ou trieur. 
  2. La balance âgée (exemple de balance âgée) présente les soldes dus de manière plus visuelle en utilisant des colonnes pour chacun des mois et une ligne par client ou fournisseur. C'est plus un document d'analyse qui permet d'anticiper la trésorerie. Elle peut faire partie du tableau de bord.
voir aussi : balance âgée
tableau de suivi du solde du par les clients                           gestion de trésorerie
comptabilité                                              logiciels de gestion 
exemple de tableau de bord des ventes
l'assistance de gestion de GPS

La marge brute d'autofinancement

Après le bénéfice ou la perte vient une notion extrêmement importante. Elle ne figure pas sur le compte de résultat de la liasse fiscale mais devrait figurer sur tout compte de résultat de gestion.

Il s'agit de la MBA : marge brute d'autofinancement, aussi appelée parfois cash flow ou capacité d'auto-financement.

On la calcule en ajoutant au bénéfice ou à la perte le montant de la dotation aux amortissements. Du coup, il ne reste plus dans la MBA, que des charges et des produits qui sont payées ou encaissés.

C'est donc la trésorerie générée au cours de la période par le fonctionnement de l'entreprise sans prendre en compte les écarts de règlement des clients ou de paiement aux fournisseurs, ni les dividendes, ni les emprunts ou remboursements d'emprunts, ni les investissements.

On l'utilise dans le tableau de financement.

On l'appelle "d'autofinancement" car générée par l'entreprise, celle-ci peut l'utiliser comme elle le souhaite pour, entre autres, financer ses investissements.

Banquier et risques

On entend souvent dire : "Les banquiers ne prennent pas de risques."

C'est normal, car ils ne sont pas là pour ça.

Leur rôle est de prêter sur des garanties solides. Ils nous permettent de rendre "liquide" une partie de notre patrimoine, c'est-à-dire qu'ils peuvent prêter de la trésorerie sans que nous n'ayons à nous défaire de ce patrimoine par le biais d'une vente.

Diriger une entreprise ressemble à un exercice de multi-équilibrisme.


Je voudrais aujourd'hui échanger sur un constat tiré de ma pratique de l'accompagnement des petites entreprises sous toutes leurs formes : la direction d'entreprise, c'est un challenge permanent entre beaucoup d'équilibres.

Certains équilibres sont bien connus : trésorerie vs résultat, CA vs solde client, coûts vs rentabilité…

Et il y en a beaucoup d'autres :

. Court terme vs long terme. Certes, l'avenir se prépare, mais si on n'arrive pas à boucler les prochaines fins de mois… Et si on ne prépare pas les années +3 et suivantes, est-ce qu'on sera encore compétitif à ce moment ?

. Embaucher pour avoir des compétences en interne vs avoir recours à des prestataires externes. Les prestataires apportent leurs larges compétences qu'ils développent au contact de toutes les situations qu'ils traitent chez leurs clients. Mais les salariés (ou associés) connaissent notre entreprise sur le bout des doigts et coûteront moins cher… pour autant que nous ayons de quoi les faire travailler en permanence !

. Spécialisation vs polyvalence. Les ressources très "spécialisées" sont performantes et savent gérer efficacement une production régulière. Mais les ressources plus "polyvalentes" amortiront mieux les aléas de la vie de l'entreprise et prépareront mieux l'avenir.

. Prendre une grosse affaire vs se cantonner à celles que l'on traite habituellement. Ne va-t-on pas se mettre en difficulté à détourner des ressources de ce que l'on sait bien faire et que l'on a déjà bien optimisé ? (belle fable de Bernard Moitessier, le navigateur, sur ce sujet)

. pour un dirigeant de TPE ou un indépendant : "je fais moi-même" vs "je fais faire". Je fais moi-même : je gagne du temps, j'économise, je vais vite. Mais peut-être je vais m'épuiser, peut-être je ne suis pas assez compétent ?

Et on pourrait en citer encore de nombreux autres : se concentrer sur l'entreprise vs se concentrer sur la concurrence, développement rapide vs sécurisation/consolidation, qualité vs quantité, stocks vs trésorerie, risque vs sécurité…

Si un équilibre n'est plus respecté, le risque est grand de fragiliser l'entreprise à terme. Les équilibres se rompent facilement, alors qu'il est souvent long et difficile de revenir à une position stable.

Finalement tout est affaire de pilotage. A commencer par un business plan pour s'assurer que les grands équilibres sont préservés à long terme. Puis continuer par un contrôle fin de l'activité chaque mois pour s'assurer que les petits déséquilibres dont on a besoin pour avancer ne dérivent pas en de gros déséquilibres fragilisant.

Alors, si on décide de se mettre en déséquilibre, assurons-nous d'avoir la capacité à revenir à l'équilibre avant que… des éléments extérieurs nous secouent violemment.

Diriger n'est-il pas l'art de trouver et de rester dans les bons équilibres ?

Et vous, à quels équilibres recommandez-vous de porter attention ?



Le tableau de financement

Le tableau de financement est particulièrement intéressant car il permet de voir d'où provient la trésorerie et ce que l'on en fait. Il se bâtit à partir du bilan (variation entre la fin et le début de l'exercice) et du compte de résultat.
En voici un exemple qui montre tous les postes d'entrée ou de sortie de trésorerie

Les produits financiers

Les produits financiers du compte de résultat regroupent ce que l'entreprise gagne en plaçant son argent ou en investissant dans des filiales.

Ce sont :
  • les intérêts perçus sur les prêts que la société a accordé à des tiers, ce que l'on appelle : les produits de l'actif immobilisé, 
  • les dividendes perçus des autres entreprises dans lesquelles la société a pris des parts ou des actions
  • les intérêts versés par les banques sur les dépôts faits par la société. 
  • il y a aussi les produits de cession de valeurs mobilières de placement comme les Sicav de trésorerie par exemple.

Créateurs, démarrez votre saisie comptable.

Créateurs, avant de vous lancer, vous avez réalisé une étude de marché et un business plan.

Maintenant que vous avez franchi le pas, mettez vous vite en position de savoir où vous en êtes.

Alors, démarrez vite votre saisie comptable; c'est la base de toute analyse précise et exhaustive de l'évolution de votre entreprise. Par exemple, profitez des logiciel de comptabilité dont les premières versions sont très abordables.


Assurez les fondations de votre future réussite.


L'objectif du zéro stock

L'idée derrière le zéro stock est de réduire les stocks au minimum.

Car les stocks sont générateurs de dépenses en tout genre :
  • locaux, 
  • manutentions, 
  • inventaires, 
  • pertes, 
  • assurance… 
  • et de mobilisation de trésorerie qui n'est plus disponible pour d'autres usages.
Cet objectif est plus facile à mettre en œuvre dans les grosses usines car les flux sont importants et permettent d'optimiser le transport : 2 à 3 camions de telle pièce arrivent chaque jours, pièces qui sont utilisées dans les minutes qui suivent.

Dans les TPE, c'est plus délicat car les volumes achetés sont plus faibles et ne permettent pas une telle optimisation.

Cela est encore plus vrai pour les magasins, les commerces ou les show-rooms pour lesquels il est nécessaire d'avoir des produits disponibles à la vente pour les montrer aux clients et les servir s'ils veulent acheter.


Gardons en tête cette idée de "zéro stock" comme un des critères de décision, surtout dans le domaine des achats.

Comprendre le compte de résultat

Le but de cet atelier qui commence est de comprendre comment est structuré le compte de résultat, puis le bilan de la liasse fiscale.

Vous trouverez ci-dessous des liens qui permettent de télécharger les déclarations fiscales 2052 et 2053.

Vous pouvez aussi prendre les documents que vous avez transmis à l'administration fiscale.

Je voudrais aussi montrer, au travers des liens de bas de message, que ces informations sont liées très directement à la vie de votre entreprise.

Résultat d'exploitation, résultat financier, résultat exceptionnel. Le résultat de la société se décline en 3 niveaux qui s'additionnent.

1 – Résultat d'exploitation. C'est le résultat généré par les opérations normales qui justifient l'existence de la société : vendre des lunettes, construire des maisons, réparer des voitures, éditer un journal…

2 – Résultat financier. C'est le résultat généré par les activités financières; en général on y trouve les intérêts des emprunts contractés, les agios pour les découverts bancaires. Il y a aussi les revenus des placements de trésorerie lorsque la société peut en faire.

3 – Résultat exceptionnel. C'est le résultat des opérations qui ne relèvent pas des paragraphes ci-dessus, par exemple : la revente d'une machine dont on n'a plus l'usage.

déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier
déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte

La suite de l'atelier compte de résultat :

Tableau de suivi du solde dû par les clients

Ce tableau permet de visualiser l'évolution des retards de paiement des clients.


C'est le suivi de la balance âgée. (une exemple de balance âgée)

Personnellement, j'aime bien la présentation suivante qu'il est facile de remplir avec CIEL (voir les posts sur les totalisations de colonnes dans les pièces clients affichage des listes dans CIEL).


Voici comment procéder :
  1. mettre en colonne les mois de facturation
  2. en ligne, à une date donnée, faire figurer le solde restant dû des factures émises dans le mois entête de la colonne. 
On peut ainsi savoir comment s'apurent les factures d'un mois donné et quel est l'antériorité des factures qui restent à encaisser à une date donnée.

Et alors, on peut prendre le taureau par les cornes pour réclamer aux clients indélicats.

Prendre une grosse affaire ou pas ?

Dans son livre "Tamata et l'Alliance", Bernard Moitessier raconte une fable que je trouve très éclairante sur les risques encourus à prendre une affaire "trop" grosse par rapport à ce que fait habituellement l'entreprise.

  "Il était une fois un Corbeau qui regardait un Aigle Royal enlever dans ses serres un agneau né de la veille. 
Alors le Corbeau a dit : "Je vais en faire autant." 
Il a choisi le plus gros mouton du troupeau, s'est jeté dessus, et a si bien emmêlé ses pattes dans l'épaisse toison qu'il n'a pu se sauver quand est venu le berger. 
Il s'est retrouvé dans une cage, avec tout le temps devant lui pour méditer sur l'histoire 
du Corbeau qui voulait jouer à l'Aigle."

Comment redresser mon entreprise ? Après

Une fois que la tempête est passée, il convient de maintenir le cap pour passer au large d'éventuelles nouvelles difficultés. Voici quelques pistes de réflexions et de travail.


1. Anticipez :

Gérer ses stocks avec la méthode ABC

Tous les articles, marchandises, produits stockés n'ont pas le même "poids" ou la même valeur au sens large pour l'entreprise.

J'entends par "poids" des notions aussi variées que la masse de trésorerie immobilisée dans le stock de ces articles, la difficulté de réapprovisionnement, l'aspect stratégique de tel ou tel produit (une rupture d'une référence ferait perdre des ventes d'autres références…), les particularités de stockage, les risques encourus...

Il est donc difficile de gérer tous ces produits de la même manière.

L'idée de la méthode ABC est de classifier chaque article en fonction de son "poids" pour l'entreprise.
  1. ceux qui nécessitent une attention permanente et des méthodes de gestion lourdes et précises 
  2. ceux qui doivent être suivi avec prudence et des outils peu sophistiqués 
  3. ceux qui n'ont pas de poids stratégique et que l'on peut gérer de manière simple : point de réassort, commande mensuelle. 
A chaque entreprise de trouver le bon équilibre.

voir aussi : le tableau de bord du stock
 plus sur la gestion des stocks                         faire l'inventaire
stratégie pour les achats               le zéro stock