Gestion et pilotage de TPME
Ma conviction forgée au contact des nombreuses entreprises accompagnées depuis 15 ans :
"Beaucoup d'expériences entrepreneuriales seraient beaucoup plus positives avec un minimum de gestion."
D'où ma volonté d'accompagner les TPME en toute bienveillance et confidentialité.
Exemple de compte de résultat analytique
+ CA brut (quantité x prix de vente du tarif)
- Remises
= CA net
- Coût des marchandises vendues ou Coûts directs des prestations facturées
= marge brute (jusqu'à ce niveau il doit être possible de ventiler par activité, produit, client, machine, atelier…). Le taux de marge correspondant devrait être stable dans la durée.
- Charges indirectes (charges plus ou moins fixes liées à l'activité… mais non directement imputables à une vente ou une prestation : amortissement du matériel de manutention, salaire du superviseur…
= marge nette : ce qui reste pour couvrir les charges fixes
- frais fixes ou frais généraux : l'analyse mois après mois peut être difficile parce que certaines charges ne sont pas mensuelles (prime assurance annuelle, loyer trimestriel…), alors il faut en prendre un peu chaque mois
= contribution économique. A-t-on gagné de l'argent ou pas ?
-charges de direction (rémunération du dirigeant et ses charges sociales)
= résultat d'exploitation
- charges financières, exceptionnelles et impôt,
= résultat net
Mensuellement l'analyse est pertinente jusqu'à la contribution économique.
Peu importe les noms que l'on donne aux divers niveaux, ce qui compte c'est ce qu'ils veulent dire et la compréhension que cela permet de ce qu'il se passe au quotidien dans l'entreprise.
Travailler avec des amis
Travailler avec des amis (qui ne sont pas associés au projet) se rapproche de ce premier cas, surtout dans le cas d'un démarrage d'activité.
Chacun imagine les choses de son point de vue. Le créateur trouve une force de travail disponible, motivée au début et peu chère. L'ami lui espère qu'un jour proche, il aura une reconnaissance de son travail au travers d'une rémunération.
Ce schéma incertain peut fonctionner un certain temps.
Mais très vite, il me parait bien de faire le point de manière claire : quelles sont les motivations de l'un et de l'autre, quelle sera le salaire ou l'indemnisation, quid des heures sup ou des frais de déplacement engagés, qui peut prendre des décisions, comment suivre le travail de quelqu'un à moitié bénévole, etc…
Et là aussi, l'anticipation et la concertation sont les maîtres mots de la réussite.
Le ticket restaurant, une rémunération intéressante
La masse salariale
Pour commencer à y voir un peu plus clair, il est possible de mettre en place un tableau de bord avec en colonne les mois et en ligne pour chaque salarié le nombre d'heures payées, le net perçu, le brut total, les charges sociales patronales, et le coût total pour le mois.
Ce simple travail permet déjà de voir comment évoluent les charges sociales en fonction du salaire et des heures. On peut ensuite, rapporter le total de la masse salariale au chiffre d'affaires.
Les charges d'exploitation – la masse salariale
C'est bien évidemment un des postes les plus lourds dans les entreprises. Il se décompose en 2 lignes :
1. les salaires de toutes natures : salaires de base, primes, indemnités, congés payés, ancienneté, etc. Il s'agit ici des salaires bruts, c'est-à-dire le salaire "net" que touche le salarié et les charges sociales qui lui incombent dites : "charges sociales salariales".
2. les charges sociales sont donc "seulement" les charges qui incombent à l'employeur : les "charges sociales patronales". Il y a celles qui sont obligatoires : URSSAF, ASSEDIC,… et les autres qui dépendent de la convention collective, des accords d'entreprise,… telles que les mutuelles complémentaires,…
Les salaires étant payés tous les mois, il est facile de monter un tableau de bord de la masse salariale et de la rapprocher du chiffre d'affaires mensuel. déclaration 2052 – résultat d'exploitation et résultat financier déclaration 2053 – résultat exceptionnel et bénéfice ou perte
voir aussi : la masse salariale
