Tableau de bord" et "livre de bord"

En complément du tableau de bord, on peut aussi mettre en place un "livre de bord".

Pour ma part, j'utilise un petit cahier dans lequel je note les objectifs que je me fixe pour la semaine à venir et les résultats atteints la semaine précédente.

Avec cela, de temps en temps, lorsque je suis en vacances ou en week-end par exemple, je peux me remémorer ce qui s'est passé et réfléchir à ce que je veux faire à l'avenir.

Pour mes clients, ce livre de bord, est en fait la succession des comptes rendus des discussions que nous avons séance après séance autour du tableau de bord.

Pour un bateau qui navigue au long cours, la tenue du livre de bord est obligatoire.

Je pense que l'idée est aussi bonne dans sa TPE.


Tabarly conçoit ses bateaux

Eric Tabarly s'est très vite rendu compte que, s'il voulait gagner les grandes courses transocéaniques, il devait construire des bateaux spécifiques adaptés aux conditions et aux règlements de chacune de ces courses : en équipage ou en solitaire, vents portants ou vents contraires, alizés réguliers et cléments ou dépressions musclées... Quel palmarès a-t-il pu accumuler ainsi !

Je crois que ce raisonnement est transposable au tableau de bord de l'entreprise : du spécifique, de l'adapté...


Ça, ça permet de gagner !

Enquête de satisfaction d'un service de comptabilité ou de gestion

Voilà une excellente idée qui suggère que le service de la comptabilité, de la gestion ou de l'administratif "rend un service" aux autres personnes de l'entreprise.

A ce titre, il se doit de le rendre comme il faut.

Et il est intéressant pour son responsable de savoir comment ses "clients" perçoivent la qualité de sa prestation. 

Peut-être, la première étape de cette démarche est-elle de demander aux bénéficiaires de ces services quelles sont leurs attentes : quelles prestations, quelles informations, quels comportements, attendent-ils ? 

Ensuite la mesure de la satisfaction proprement dite devrait être facile à mettre en œuvre. Et, là aussi, comme pour tout tableau de bord, ce qui compte ce sont les tendances. Alors refaites cette enquête régulièrement.

Les immobilisations corporelles brutes de la société

Les immobilisations corporelles sont les biens qui participent durablement à l'activité de l'entreprise. Une machine, un ordinateur, des aménagements des locaux, du magasin ou de l'atelier, le mobilier, les véhicules de l'entreprise…


Ne figurent ici que les biens que l'entreprise achète. Ceux dont elle a la disposition par un contrat de location ou de crédit bail n'en font pas partie.

Le qualificatif de "brutes" renvoie au fait qu'il s'agit de la valeur d'acquisition avant toute considération d'amortissements.


Les terrains acquis par la société font partie de ces immobilisations corporelles. Ils ne sont pas amortissables car leur valeur ne décroit pas avec le temps. l'actif du bilan – déclaration 2050


Comment faire des économies d'énergie ou de fournitures

Faites le petit test suivant.

Faites le tour de vos bureaux (ou ateliers, magasins...) et regarder toutes les économies qui pourraient être faites :

  • ordinateurs restés allumés
  • éclairages non éteints dans des bureaux non occupés
  • chauffages ou climatiseurs à fond
  • porte d'entrée qui reste ouverte en hiver ou en été
  • chauffage ou climatisation des pièces d'archives dans lesquelles on ne va que rarement
  • éclairage de tout un plateau dont une seule partie est utilisée
  • ramettes de papier à moitié ouverte et à l'abandon dans un placard poussiéreux
  • abonnements à des revues jamais lues et qui traînent dans les coins
  • placards à fournitures pleins de choses inutiles
  • armoires remplies de dossiers mal rangés qu'il faut fouiller avant de trouver ce que l'on cherche 
Et n'hésitez pas à nous faire part des autres sources d'économies que vous aurez découvertes. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. 


Les petites dépenses font des grosses pertes.

Gordon RAMSAY, la comptabilité, la gestion, le management du restaurant

Vous le savez, je suis un fan de Gordon RAMSAY et de son émission "Cauchemar en cuisine" sur W9, (le dimanche en fin d'après midi en ce moment). http://www.w9.fr/emission-cauchemar_en_cuisine/

Voici un extrait de l'épisode sur le Morgan's à Woolton Village à Liverpool.

"Malheureusement, la gestion est déficiente. Sandy affirme qu'elle est la patronne. Mais je me demande si elle en a l'étoffe. Pour le savoir, je vais me plonger dans les comptes du restaurant.
- Où est le bureau ? 
- C'est ça, c'et vrai, c'est un peu petit… (c'est minuscule, une table dans un recoin, un tas de papiers)
- Comment tu fais ? 
- Je n'ai pas la place de sortir les dossiers… 
- C'est entassé, n'importe comment … 
- Oui, je sais… 

La compta est complètement bordélique.
- C'est quoi ton objectif ? 
- Il faut que je le définisse…Euh, non, non, je l'ai écrit… 
- Où ça ? 
- Il faudra que je le cherche… 
- … Tu as fait combien de bénéfices en 3 ans ? 
- Euh, rien du tout… (rire du pendu) 
- Tu as perdu combien alors ? 
- Je ne sais pas ! 


Pour gérer un restaurant, il faut s'y consacrer à plein temps. Ce n'est pas un hobby !


Si Sandy, n'est pas capable de mettre de l'ordre dans sa compta, pas étonnant que sont chef ait une grande gueule et des capacités limitées !"

Pour moi, un restaurant est une entreprise comme les autres. Ce qui est applicable au restaurateur, l'est également au dirigeant d'entreprise. L'avantage du restaurant, pour ainsi dire, est que chaque soir  on peut faire le point de sa rentabilité ! Ce qui est une excellente illustration de la vie de l'entreprise.


Les logiciels de tableau de bord

Personnellement, je n'y crois pas.

Le TDB est une vision très personnelle d'une entreprise unique dirigée par un patron qui a des objectifs très spécifiques.

Alors, tirer un TDB d'un logiciel fait pour toutes les entreprises n'apportera rien de bien concluant au dirigeant. 

Je pense que l'élaboration du TDB de l'entreprise, et c'est encore plus vrai pour la TPE, passe par un travail sur tableur. Le tableur permet d'être vraiment focalisé sur les besoins du dirigeant et de répondre aux critères de pertinence et de lisibilité d'un bon TDB.

Et comme il faut reporter des informations trouvées dans les outils de gestion, on est sûr de la manière sont elles sont calculées.

Les immobilisations incorporelles de la société

Il s'agit des brevets, des marques, du fonds commercial...

Ces éléments ne sont pas amortissables car leur valeur ne décroit pas avec leur usage. Par contre, si un évènement se produit qui leur fait perdre leur valeur, il est possible de les déprécier.

Voici une petite anecdote pour expliquer ce que sont les incorporelles :
Une dame entre dans le magasin de Christian Lacroix pour acheter un chapeau. Christian Lacroix prend 1 morceau de tissu, l'arrange délicatement, le met dans une boite et lui demande 2.000 €. 
La dame, outrée, refuse le chapeau. 
Alors Christian LACROIX, reprend le tissu, défait son chapeau, le plie négligemment et le donne à la dame :"Cadeau de la maison". 

Ce bout de tissu ne vaut rien sans le travail de mise en forme. Et pourtant, cette mise en forme, certains sont prêts à la payer très chère. C'est bien une vraie valeur. C'est une immobilisation incorporelle.

Voici une autre illustration bien connue : Van Gogh a dit un jour : "Mes toiles vaudront un jour plus que la peinture qui est dessus."

Organiser des rendez-vous efficaces

Mieux vaut ne pas prendre des rendez-vous trop proches les uns des autres. A l'expérience, il vaut mieux faire 2 bons rendez-vous, que 3 mauvais. Trop proches l'un de l'autre, on risque d'arriver en retard au second, stressé par les difficultés de circulation, avec le premier encore en tête, alors que l'on aurait pu prendre des notes pour ne pas oublier les points importants du premier et relire le dossier que l'on va traiter maintenant.

La peur de savoir, un frein au tableau de bord ?

Dans les freins à la mise en place de tableau de bord au sein de l'entreprise, je pense qu'il y a parfois une question psychologique qui est la peur de savoir, la peur de la vérité.

J'ai peur de ce que je subodore, par exemple : je passe trop de temps dans mes déplacements, je vends trop de cette gamme que j'adore mais qui n'est peut-être pas assez rentable...

Maintenant, considérer que le tableau de bord est un outil opérationnel est un booster pour sa mise en place. Dans notre exemple : ce serait une belle motivation que de savoir que j'ai progressé dans la réduction de mes déplacements, ou que j'ai pu mener une négociation profitable avec le fournisseur de ma gamme adorée.


Quand faut-il réduire la voilure ?

Réduire la voilure d'un voilier consiste à prendre un ris.

Autrement dit, c'est diminuer la surface de la voile pour réduire sa prise au vent lorsque ce dernier forcit. 

La question importante est de savoir quand il faut procéder à cette prise de ris : "le vent est-il trop déjà trop fort, va-t-il continuer à se renforcer ?..."

Le bon sens marin répond à cette question de la manière suivante :
"Le bon moment pour prendre un ris c'est quand on se pose la question !".

Une application "prudente" du principe de précaution en quelque sorte. En termes de gestion d'entreprise cela veut dire : prendre vite les décisions et les exécuter avant d'être dans la tempête !

Produire et analyser le tableau de bord

Ces 2 fonctions : produire et analyser/exploiter le tableau de bord de l'entreprise sont souvent peu compatibles.


Analyser soi-même les chiffres que l'on vient de préparer n'est pas facile; on n'a pas l'œil neuf et assez critique.

Voici comment j'ai résolu cette question à titre personnel dans le cadre de ma propre TPE GPS Gestion Performance Service. Je prépare le tableau de bord, vérifie les informations puis je l'imprime et le range dans ma serviette.

Et je le ressors dans un contexte totalement différent, chez moi le soir, sur un banc dehors entre 2 rendez-vous, au café…

Ainsi, je suis dans un état d'esprit différent qui me permet de me concentrer seulement sur les tableaux et non pas sur la manière dont ils ont été remplis. Si j'ai des points qui me posent questions, je les entoure en rouge et les creuse de retour au bureau.

Je pratique de la même manière pour analyser les TDB de mes clients.

Le capital souscrit non appelé à l'actif du bilan

Cette ligne enregistre la faculté donné à l'entrepreneur de ne pas libérer (c'est à dire apporter en numéraire) tout de suite la totalité du capital de la société qu'il créé pour exploiter son entreprise.

Par exemple : supposons que vous souhaitiez créer votre SARL avec 8.000 euros de capital pour acheter une machine de 3.000 euros (en plus des autres besoins de financement de votre TPE); mais que vous n'aurez besoin de cette machine que dans 2 ans parce que celle que vous avez récupérée tiendra bien encore quelques mois. 


Alors, vous pouvez créer avec un capital de 8.000 euros, mais ne verser que 5.000 euros immédiatement, et mettre les 3.000 euros dans ce compte de "capital souscrit non appelé" jusqu'au moment où vous les verserez.

Ceci étant dit, votre responsabilité est engagée à hauteur des 8.000 euros : si votre affaire tourne mal, vous devrez apporter le capital non versé.

Piloter l'entreprise individuelle

Le côté insidieux de l'entreprise individuelle réside dans la confusion des patrimoines professionnels et individuels de la personne entrepreneur.

Comme ces 2 patrimoines sont mélangés, il peut être difficile de se rendre compte de la mauvaise marche de l'activité professionnelle par ce que l'on peut "tirer" sur les acquis personnels antérieurs sans se rendre compte que l'entreprise ne va pas bien.

Alors que dans le cadre d'une société, si l'activité est déficitaire, il faudra agir plus rapidement par apport en compte courant par exemple ce qui constitue un signal d'alerte beaucoup plus fort. Alors, n'hésitez pas à mettre en place un tableau de bord ou à le développer si vous exploiter une entreprise sous cette forme.