Performance de la comptabilité

J'évoque souvent dans ce blog la question de savoir comment la comptabilité peut être une source de performance de l'entreprise. (Si c'est dans cette optique que vous êtes arrivés ici, clickez le 2° lien ci-dessous.)

Mais l'inverse est vrai également.

La comptabilité doit, elle aussi, être tenue de manière performante.

Quelques questions pour tester cette performance :

  • Les procédures comptables sont-elles adaptées ? 
  • Sont-elles appliquées ?
  • Sont-elles utiles ? 
  • L'automatisation est–elle satisfaisante ? 
  • Le logiciel utilisé convient-il ? 
  • Les personnes qui l'utilisent sont–elles bien formées ? 
  • Est-elle une source d'informations utile au dirigeant ou une simple chambre d'enregistrement. 
Ce n'est pas parce qu'elle n'est pas directement productive que la comptabilité peut échapper aux objectifs de performance.

La performance est la meilleure protection du dirigeant

La protection du dirigeant dépend bien évidemment de son statut social, juridique et fiscal. Mais, au-delà de ces statuts, c'est la performance de son entreprise, de son commerce, de son cabinet, de son atelier, de son usine… qui sont sa meilleure protection. Une entité performante dispose de marges de manœuvre + pour se remettre en cause + développer des projets d'avenir + faire face à la concurrence + être en meilleure position pour négocier avec ses partenaires ou en trouver + conquérir de nouveaux marchés… Et si un jour l'entreprise doit être cédée, alors le prix de vente n'en sera que meilleur.

voir aussi : prendre une grosse affaire ou pas ? ou : quel dommage que nous n'ayons pas démarré plus tôt !

Le tableau de bord : révélateur de sources de rentabilité pour l'entreprise

A l'époque de la photo argentique, les laboratoires "développaient" les pellicules dans une salle inondée de lumière de rouge. Après diverses opérations, le papier était plongé dans un liquide chimique : le "révélateur". On voyait alors apparaitre petit à petit les motifs de la future photo.

Le tableau de bord de l'entreprise est aussi un "révélateur" de sources de rentabilité. Il permet de "révéler" des éléments de mauvaises performances qu'il convient de corriger ou de supprimer et aussi de "révéler" des éléments de bonnes performances qu'il convient de renforcer.

C'est par sa capacité à "révéler" que le tableau de bord est un facteur indirect mais bien réel de la rentabilité des entreprises, commerces, ateliers, usines…

Et j'aime bien aussi la comparaison avec le laboratoire, car un tableau de bord se regarde mieux en dehors du lieu de travail quotidien.

voir aussi : rapidité de lecture du tableau de bord ou : plus d'assurance avec le personnel

Comment se positionner par rapport à la concurrence ?

Sur cette question, Aimé Jacquet donnait sa vision dans le milieu du football de haut niveau.

"Bien sûr, il faut analyser l'équipe adverse, ses forces et ses faiblesses, trouver la manière de les bloquer sur leurs points forts et de profiter de leurs points faibles. Mais, pour autant, ne dénaturons pas notre jeu."

Je pense que cela est tout à fait transposable à l'entreprise sous toutes ses formes : commerce, profession libérale, PME, PMI, TPE, artisanat…

Tableau de bord d'entreprise : une vision complémentaire

Le tableau de bord de l'entreprise apporte une vision complémentaire à l'ensemble des ressentis du dirigeant.

Sa rigueur, sa précision, sa rapidité de présentation et sa régularité en font un outil précieux. Mais, il ne peut être que concentré sur des aspects chiffrables, mesurables.

Et la vie d'une entreprise est avant tout une aventure humaine dont la totalité des paramètres ne peut être captée par un tableau mais dont le dirigeant peut faire la synthèse.

Alors son tableau de bord devient un miroir et un filtre.


Chef d'entreprise = chef d'orchestre

Le chef d'orchestre a vocation à faire jouer tous les musiciens ensemble de manière cohérente et harmonieuse pour transcender l'interprétation de l'œuvre. Même s'il n'est pas capable de jouer de chacun des instruments au niveau de ses musiciens, il en connait les caractéristiques, sait ce qu'il est possible d'en tirer et comment ils participent chacun au projet commun. Ensuite, il coordonne l'interprétation en choisissant et imposant le rythme, les équilibres, les intonations, les effets et certainement des tas d'autres choses. Il travaille avec le support d'une partition, le canevas de l'œuvre. Et il ne fait que ça. Il dirige et ne joue d'aucun instrument.

Comment "laisser faire" si on n'a pas les compétences ?

(Merci La Zélie pour la question au travers du commentaire sur le post du 19 mai 2009)


Comment faire pour piloter le travail d'une personne dont on n'a pas la compétence? Le cas peut paraitre plus difficile. Mais on reste au cœur de la question de la délégation.

Quelques pistes pour avancer :

  1. Se focaliser sur les objectifs et les résultats à obtenir 
  2. Garder un regard critique sur le coût par rapport aux apports réels
  3. Prendre l'avis de spécialistes extérieurs
  4. Se donner une culture sur le sujet grâce aux nombreuses conférences qui sont organisées par les chambres de commerces, les réseaux, les associations de dirigeants, les plateformes d'initiatives locales, les incubateurs, les écoles de commerce, les syndicats patronaux… 
  5. Consulter les forums

Les chiffres, "stars" de votre entreprise

Les chiffres de votre entreprise, atelier, magasin, cabinet sont-ils aussi regardés, photographiés, médiatisés, interviewés que les stars de cinéma ?

Gestion Performance Service vous aide à les apprêter, à les mettre en scène, à les rendre convaincants, pour vous propulser tout en haut de l'affiche.

Tout ça pour le bonheur de votre portefeuille.

Et pas seulement à Cannes ou sur la Cote d'Azur.

Avez-vous vraiment le "meilleur" ?

Je suis toujours un peu circonspect lorsque un chef d'entreprise me dit qu'il a le "meilleur ingénieur", le "meilleur technicien", la "meilleure machine", le "meilleur prestataire", le "meilleur ci" ou le "meilleur ça".

Cela relève souvent de la fanfaronnade, du manque d'esprit critique voire de l'aveuglement qui fait qu'un jour on tombe de haut.

Si vous pensez que vous avez le "meilleur", alors mettez vite en place des outils d'évaluation régulière et pertinente de ce "meilleur".

Et si vous ne pensez pas avoir le "meilleur", faites de même.

Cela vous aidera à faire progresser les personnes ou les outils de votre entreprise.

Chefs d'entreprises en développement, apprenez à faire faire

Lorsque leurs activités sont en croissance, un des problèmes principaux des commerçants, artisans, dirigeants ou patrons est d'accepter de "faire faire" à d'autres ce qu'ils savent très bien faire eux-mêmes, parce que c'est leur métier et leur expertise Apprendre à "faire faire" relève évidemment de la compétence technique et surtout d'un changement d'attitude : patience, pédagogie, puis capacité à déléguer. Cela vous permettra de former plus rapidement vos collaborateurs, d'en faire eux aussi des experts au service de votre entreprise et de vous concentrer sur les autres responsabilités .

La situation comptable - un outil de gestion

La situation comptable est un outil de la gestion de l'entreprise.

Elle se fait à une autre date que celle de l'exercice comptable.

Son objectif est de pouvoir présenter un bilan et un compte de résultat en cours d'année préparés selon les mêmes normes comptables que l'arrêté annuel.

Elle peut être présentée aux tiers : banquiers, partenaires, fournisseurs…

Pour le dirigeant, elle lui sert à savoir où il en est, s'il n'a pas d'autres moyens de le savoir. 

Ses limites sont en général dans le délai qui s'écoule entre la date de la situation et la remise des documents lorsque le travail est confié à un cabinet externe : rarement moins de 2 mois.

Si elle est faite en interne, cela peut aller beaucoup plus vite.

Confucius – prévenir les difficultés

"On ne peut empêcher les oiseaux de malheur de voler au dessus de nos têtes. On peut simplement les empêcher de faire leur nid dans nos cheveux."


(Merci Clotilde)

Comment faire des prévisions de ventes quotidiennes ?

Faire des prévisions quotidiennes est un exercice qui mêle :
  • le passé pour l'expérience que cela apporte
  • les objectifs pour la projection dans le futur
Pour l'expérience : particularités de chacun des jours de la semaine. Et particularités de chacune des semaines dans le mois. Et particularités de chacun des mois dans l'année.

Pour la projection : impacts d'événements extérieurs (baisse ou augmentation pendant le Festival de Cannes...) ou événements propres (campagnes de publicité, nouvelles gammes de produits...)


Le mieux est de prévoir chaque jour par rapport à un jour standard et de ramener le tout au mois pour voir si c'est cohérent.

voir aussi : gérer c'est prévoir 

Tableaux croisés dynamiques – une limite

Les tableaux croisés dynamiques des tableurs sont des outils très puissants pour analyser une grosse base de données.

Une des limites se trouve dans le cas suivant.

Supposons que vous souhaitiez analyser une base des factures émises comportant les champs suivants : date, numéro facture, client, montant. Si un jour, vous n'avez pas facturé, alors le jour n'apparaitra pas dans le tableau croisé dynamique. Et si vous calculez une moyenne, elle sera fausse. Ou si vous dessinez un graphique, il n'y aura pas de chute de la courbe pour ce jour. 

Dans certains cas, il est possible de remédier à ce problème en demandant l'"affichage des éléments sans données".