Gestion et pilotage de TPME
Ma conviction forgée au contact des nombreuses entreprises accompagnées depuis 15 ans :
"Beaucoup d'expériences entrepreneuriales seraient beaucoup plus positives avec un minimum de gestion."
D'où ma volonté d'accompagner les TPME en toute bienveillance et confidentialité.
Masse salariale : montant et utilité
Il est aussi important de connaitre à quoi on consacre ces sommes : combien par fonction ou par projet ou par affaire ou...
Patrons, ne vous laissez pas abuser !
J'ai alors pensé qu'en agissant comme une "folle", il me les accordera afin que je puisse me reposer.
Alors, je me suis suspendue au plafond, tête en bas, et j'ai fait de drôles de bruits. Ma voisine de bureau (qui est blonde) me demande ce que je suis en train de faire.
Je lui dis que si je prétends être une ampoule électrique, le patron pensera que je suis folle et me donnera quelques jours de congé.
Quelques minutes plus tard, mon patron entre dans le bureau et demande :"Bon Dieu ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?"
"Je suis une ampoule électrique... "
Il me dit : "Il est clair que tu souffres d'un stress énorme. Retourne chez toi et repose-toi quelques jours"!
Je me redresse, prends mes affaires et traverse le bureau en direction de la sortie...
C'est alors que ma voisine de bureau (toujours la blonde) me suit.
Le patron lui demande alors : “Eh toi! Où crois-tu aller comme ça ?"
(Vous allez adorer.....)
Et elle lui répond : "Je retourne aussi à la maison. Je suis incapable de travailler dans le noir..."
Un compte de résultat mensuel "convivial"
La structure de ce compte est très simple : des ventes, donc de la marge, des frais généraux et un résultat d'exploitation.
Le dirigeant souhaitait que ce document soit très opérationnel, c'est dire :
- facile à lire
- qu'il permette de comprendre la performance en temps réel
- qu'il permette d'orienter les actions des jours et semaines à venir.
Prendre une bonne décision.
Voici la réponse du grand patron, qui est par ailleurs applicable dans beaucoup de domaines :
Réorganisation suite au départ d'un salarié
Après réflexions, nous en sommes arrivés à la conclusion que ce départ était plutôt une opportunité pour organiser différemment le travail et les responsabilités.
En effet, la croissance récente de l'entreprise augmente la charge administrative qu'il convient de confier à une personne au profil adéquat. De plus la charge de travail est celle d'un mi-temps.
Et en même temps, cela ouvre des perspectives à un autre collaborateur qui pourra prendre plus de responsabilités dans son domaine (la vente).
Voilà qui me rappelle une réflexion d'Aimé Jacquet qui regrettait d'avoir remplacé Deschamp, blessé la veille d'un match, par un autre joueur, poste pour poste, sans réorganiser les rôles de chacun. Du coup l'équipe a été moins performante.
Cotation de la Banque de France
Cette cote s'étage de 3++, la meilleure à 9, la plus faible.
Il existe une cote "P" pour les entreprises en procédure collective.
Une bonne cote est donc un bon indice de la facilité à emprunter d'une entreprise. Elle traduit sa solidité financière.
En obtenir une meilleure est un objectif qui peut guider la stratégie du patron.
le détail de la cotation BDF
Les logiciels de tableau de bord
Le TDB est une vision très personnelle d'une entreprise unique dirigée par un patron qui a des objectifs très spécifiques.
Alors, tirer un TDB d'un logiciel fait pour toutes les entreprises n'apportera rien de bien concluant au dirigeant.
Je pense que l'élaboration du TDB de l'entreprise, et c'est encore plus vrai pour la TPE, passe par un travail sur tableur. Le tableur permet d'être vraiment focalisé sur les besoins du dirigeant et de répondre aux critères de pertinence et de lisibilité d'un bon TDB.
Et comme il faut reporter des informations trouvées dans les outils de gestion, on est sûr de la manière sont elles sont calculées.
Quand faut-il réduire la voilure ?
Autrement dit, c'est diminuer la surface de la voile pour réduire sa prise au vent lorsque ce dernier forcit.
La question importante est de savoir quand il faut procéder à cette prise de ris : "le vent est-il trop déjà trop fort, va-t-il continuer à se renforcer ?..."
Le bon sens marin répond à cette question de la manière suivante :
Une application "prudente" du principe de précaution en quelque sorte. En termes de gestion d'entreprise cela veut dire : prendre vite les décisions et les exécuter avant d'être dans la tempête !
Piloter l'entreprise individuelle
Comme ces 2 patrimoines sont mélangés, il peut être difficile de se rendre compte de la mauvaise marche de l'activité professionnelle par ce que l'on peut "tirer" sur les acquis personnels antérieurs sans se rendre compte que l'entreprise ne va pas bien.
Alors que dans le cadre d'une société, si l'activité est déficitaire, il faudra agir plus rapidement par apport en compte courant par exemple ce qui constitue un signal d'alerte beaucoup plus fort. Alors, n'hésitez pas à mettre en place un tableau de bord ou à le développer si vous exploiter une entreprise sous cette forme.
Le pilotage économique c'est l'affaire du chef d'entreprise
En effet, les difficultés, même si elles ne sont pas énormes, demandent une démarche volontariste pour être surmontées :
- réluctance envers de nouveaux outils,
- hésitations à se remettre en cause,
- peur du changement,
- conservation de son petit confort et de ses petites habitudes…
Et tout le monde ne s'en portera que mieux, l'entreprise et toutes les parties prenantes : les employés, les clients, les fournisseurs...
La formation pour les chefs d'entreprise aussi
En février vous payez votre contribution à la Formation Professionnelle Continue ce qui vous ouvre les portes des organismes de formation.
Renseignez-vous auprès du FIF-PL et de l'AGEFICE qui couvrent la majorité des cas des TNS.
Et réfléchissez aux domaines dans lesquels vous aimeriez progresser, il y a certainement une formation qui vous aidera.
Le taux horaire du patron
Mais souvent, ils prennent un taux horaire qui est plus ou moins ce qu'ils gagnent divisé par leur nombre d'heures de travail. Et comme ils travaillent longtemps et ne gagnent par forcément beaucoup, ce taux peut être très faible.
Je crois que ce taux horaire devrait être normalement la traduction d'une rémunération juste pour un temps de travail raisonnable. Ce taux serait donc largement supérieur à celui évoqué ci-dessus.
Partant de là, il devient plus facile de s'orienter vers des tâches à forte valeur ajoutée. Par exemple, vaut-il mieux prendre une demi-journée pour former un collaborateur ou passer le même temps sur un chantier ?
Un tableau de bord est une caisse de résonnance
Cauchemar en cuisine - un restaurateur est un chef d'entreprise
Le concept : Gordon RAMSAY, grand chef renommé, doit redresser un restaurant et dispose pour cela d'une semaine.
Un restaurant est une entreprise comme les autres. Alors tout y passe :
- sortir le patron de son aveuglement
- repérer et valoriser les compétences
- remettre en cohérence carte, décoration et prix
- choisir les bons ingrédients
- organiser le travail à la cuisine et en salle
- coordonner le travail de tous
- briefing d'avant service et débriefing après
- être attentif à sa réputation . …
le site de Cauchemar en Cuisine
Dessinez le tableau de bord de votre entreprise
Et n'ayez pas peur d'être créatif !
Vous trouverez ensuite les indicateurs correspondant à ces besoins.
Puis, au cours de l'année en nourrissant ces indicateurs mois après mois, vous pourrez ajuster le pilotage de votre entreprise.
Quelle que soit sa taille, son activité, sa structure un patron a besoin d'un tableau de bord pour faire progresser son entreprise.
voir aussi : un tableau de bord, c'est quoi ?
Je me suis fait engueuler !
Depuis 3 ans, je prépare pour les 3 magasins d'un de mes clients, une fiche de suivi du chiffre d'affaires et divers autres indicateurs.
Les indicateurs figurent en colonne et en ligne les jours du mois.
Avec le patron, nous décidons d'un objectif de CA pour le mois, puis je calcule une prévision pour chaque jour en fonction du nombre d'heures d'ouverture, des jours de la semaine et de la semaine dans le mois.
Le CA est ventilé en 4 gammes de produits dont on suit les quantités et le prix moyen de vente.
Chaque responsable de magasin dispose de cette feuille de route qu'il remplit chaque soir.
Il sait donc où il en est et peut faire le nécessaire, par exemple : remotiver ses troupes, réorganiser sa surface de vente, refaire sa vitrine...
Le 3 du mois suivant, Pierre m'a engueulé (en rigolant...) parce qu'il n'avait pas encore sa feuille et qu'il ne pouvait pas travailler convenablement. Inutile de dire que je buvais du petit lait…
Machine pour pointer les employés
Voici une démarche qui tente certains patrons.
A vrai dire, c'est souvent une réaction épidermique lorsque quelque chose va mal dans la sphère des ressources humaines.
Pour ma part, et sauf cas particuliers, je pense que ce n'est pas une bonne démarche.
Installer une machine pour pointer enferme les personnes dans l'idée qu'il suffit qu'elles soient présentes, peu importe si ce qu'elles font est utile et favorable au développement de l'entreprise. Avec un tel système on prend le risque de n'avoir plus que des personnes passives. "On ne peut rien me reprocher puisque je suis là !"
Une telle réflexion me semble traduire la faiblesse de la gestion des ressources humaines.
La bonne question serait plutôt : "Qu'est il possible de faire pour que les personnes aient envie de s'investir, souhaitent passer une bonne journée à la réalisation d'un projet commun, aient la satisfaction de progresser, soient contentes du temps passé dans l'entreprise…"
Le budget que vous êtes prêt à dépenser dans la machine à pointer, investissez le plutôt dans une démarche de développement des ressources humaines.
La motivation du chef d'entreprise
Lui, en l'occurrence, c'est le patron opérationnel de Microsoft. Steve BALMER débute une conférence... (Les mauvaises langues pourront s'en servir pour expliquer certains comportements "bizarres" de leurs logiciels...)
Et vous, vous estimez votre motivation à quel niveau par rapport à la sienne ?
"Le problème, c'est le patron!"
Il arrive que le problème dans une TPE, ce soit le patron lui-même. C'est ce que me disait récemment un patron dont l'entreprise connait quelques difficultés en ce moment ; comme beaucoup d'autres, d'ailleurs : "En fait, le problème, c'est moi !". Belle lucidité. C'est finalement une bonne nouvelle; car il a une capacité d'adaptation, voire de réaction, dont il ne dépend que de lui de la mettre en œuvre. Il peut pour cela mobiliser les moyens qu'il veut pour s'aider à changer et accompagner les changements nécessaires dans son organisation.
voir aussi : les adjoints de Jean Marie Descarpentries ou : la réactivité, critère de performance
Pourquoi ne veulent-ils pas faire leurs fiches d'heures ?
Les objections peuvent être : "ça prend trop de temps", "ça ne sert à rien", "c'est du flicage"…
Je crois que l'on peut trouver un système qui soit adapté demandant un temps de saisie raisonnable (3 à 5 minutes par jour) et offrant des possibilités de synthèse intéressantes.
Une communication positive autour de ce travail devrait permettre de faciliter l'acceptation.
Dès lors, il me semble que le refus de faire ce travail de saisie cache en fait un certain malaise de la part de la personne, une sorte de peur de se retrouver en face d'elle-même ou de son patron, de montrer son inorganisation, de révéler son incompétence ou peut-être de montrer la faible utilité de ce qu'elle fait !. Des sujets qui méritent également d'être traités avec attention.

